Débat des européennes: vif échange entre Hamon et Bardella sur l’immigration
Un vif échange sur l'immigration a opposé jeudi sur BFMTV, lors du dernier débat avant les Européennes, le candidat Générations Benoît Hamon à...

Débat des européennes: vif échange entre Hamon et Bardella sur l’immigration

Un vif échange sur l'immigration a opposé jeudi sur BFMTV, lors du dernier débat avant les Européennes, le candidat Générations Benoît Hamon à...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Un vif échange sur l'immigration a opposé jeudi sur BFMTV, lors du dernier débat avant les Européennes, le candidat Générations Benoît Hamon à celui du RN Jordan Bardella, accusé par M. Hamon d'incarner "l'ombre qui s'étend" de l'extrême droite.

Jordan Bardella, "il est jeune. Il incarne une forme d'énergie et de force aujourd'hui, et il représente l'ombre qui s'étend partout en Europe et en France", a déclaré la tête de liste de Générations, qui était interrogé sur la question du droit d'asile.

"L'ombre qui est celle d'une extrême droite qui domine le paysage politique par ses thèmes, par ses thèses (...). Je constate une forme d'Anschluss des idées d'extrême droite sur la droite traditionnelle, voire certains qui se réclamaient de la gauche", a-t-il poursuivi. Le terme d'Anschluss désigne l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie en 1938.

"Aujourd'hui nous sommes sous la menace claire en Europe comme en France d'une internationale raciste face à laquelle on cède du terrain", a-t-il dit, avant d'inviter à "reconstituer la digue des humanistes sur ces questions-là".

Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national (RN), le 21 mai 2019 à Villeblevin
Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national (RN), le 21 mai 2019 à Villeblevin
AFP

"Vous allez nous faire peur là", "je commence à trembler, j'ai des frissons", l'a coupé ironiquement M. Bardella, qui a dénoncé dans sa réponse "la dictature de l'émotion de la part de la gauche", et la manière dont les Français sont "culpabilisés alors qu'ils n'ont plus les moyens de boucler leurs fins de mois". "Le véritable humanisme c'est la fermeté", a-t-il tranché.

"Heureusement qu'il y avait une belle République pour accueillir des Bardella, des Lopez et quelques autres avant !", a répliqué M. Hamon.

"Je fais partie d'une génération issue de l'immigration qui s'est assimilée et qui quand elle est arrivée en France a tout fait pour s'intégrer", a rétorqué M. Bardella, se plaignant d'avoir "l'impression d'être au tribunal".

Ce thème de l’immigration a fait ressortir un clair clivage entre les candidats de la droite de l'échiquier, qui ont pour la plupart affirmé qu'ils n'auraient pas accueilli le bateau de sauvetage Aquarius et ses réfugiés (Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, Jordan Bardella, François-Xavier Bellamy) et ceux de gauche (Manon Aubry, Yannick Jadot, Ian Brossat, Benoît Hamon, Raphaël Glucksmann).

Le candidat de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a affirmé qu'il aurait accueilli les migrants de l'Aquarius, ce qui ne veut pas dire qu'ils auraient obtenu un titre de séjour.

La tête de liste LREM Nathalie Loiseau, ancienne secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, a répondu qu'elle aurait accueilli le navire s'il avait été proche des côtes françaises, "ce qui n'a jamais été le cas".

Partager cet article

Dans la même thématique

Débat des européennes: vif échange entre Hamon et Bardella sur l’immigration
2min

Politique

Présidentielle : « Il faudra que les sociaux-démocrates et les modérés de la droite républicaine se retrouvent, car ce sera la seule façon de s’opposer aux extrêmes », plaide Hervé Marseille

Le président du groupe Union centriste du Sénat, allié des LR à la Haute assemblée, ne ferme pas la porte à un rapprochement « à un moment donné » avec les sociaux-démocrates, tels que François Hollande ou Bernard Cazeneuve, « un homme tout à fait respectable », afin de battre « les extrêmes », avance le président de l’UDI.

Le

Débat des européennes: vif échange entre Hamon et Bardella sur l’immigration
3min

Politique

Crise chez Grasset : la ministre de la Culture ouvre la porte à la création d’une clause de conscience pour les auteurs

Interrogée par la sénatrice Sylvie Robert (PS), auteure d’une proposition sur le sujet, la ministre de la culture Catherine Pégard s’est dite favorable à étudier création d’une clause permettant aux auteurs de quitter avec plus de facilité leur maison d’édition en cas de changements imposés par la direction. Une réponse à la crise ouverte chez Grasset par le renvoi de son président Olivier Nora par la direction d’Hachette, aux mains de Vincent Bolloré.

Le

Débat des européennes: vif échange entre Hamon et Bardella sur l’immigration
3min

Politique

Audiovisuel public : les nouveaux contrats d’objectifs et de moyens « présentés à l’été au Parlement », affirme Catherine Pégard

Après une commission d’enquête tendue, à l’Assemblée, sur l’audiovisuel public, le président de la commission de la culture du Sénat, Laurent Lafon, regrette que le gouvernement ait abandonné son texte qui créait une holding de l’audiovisuel public. « Je ne crois pas au statu quo », lui a répondu la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Le

Débat des européennes: vif échange entre Hamon et Bardella sur l’immigration
2min

Politique

« Ils ont servi la France jusqu’au sacrifice suprême » : le Sénat rend hommage aux deux soldats français tués au Liban

A l’initiative de Gérard Larcher, le Sénat a observé ce mercredi une minute de silence en hommage à Florian Montorio et Anicet Girardin, les deux soldats français victimes d’une embuscade en tant que membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). L’occasion pour le président du Sénat de renouveler son soutien au gouvernement libanais.

Le