Débat sur la politique sanitaire : Retailleau souhaite que les sénateurs LR « ne participent pas au vote »
« On nous demande de voter pour rien car les décisions sont déjà prises », dénonce le président du groupe LR du Sénat, au sujet du débat suivi d’un vote organisé ce jeudi au Parlement. Après l’intervention d’Emmanuel Macron, il estime qu’« il a parlé de guerre, nous avons toujours eu une guerre de retard ».

Débat sur la politique sanitaire : Retailleau souhaite que les sénateurs LR « ne participent pas au vote »

« On nous demande de voter pour rien car les décisions sont déjà prises », dénonce le président du groupe LR du Sénat, au sujet du débat suivi d’un vote organisé ce jeudi au Parlement. Après l’intervention d’Emmanuel Macron, il estime qu’« il a parlé de guerre, nous avons toujours eu une guerre de retard ».
Public Senat GO&UP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Invité de la matinale de Public Sénat, au lendemain de la prise de parole d’Emmanuel Macron, le président du groupe LR, Bruno Retailleau, a jugé durement l’intervention du chef de l’Etat.

« On a la fâcheuse impression que ses interventions – il y en a eu huit depuis le début de la crise – c’est toujours un peu la même chose. On assiste à une sorte de bégaiement », estime Bruno Retailleau, avec une annonce déjà faite sur les 10.000 lits de réanimations. « On remet à demain les promesses qu’on a faites hier ». Il souligne que pour créer un nouveau « lit éphémère » de réanimation, il faut « fermer à peu près deux blocs opératoires », soit « 150 autres patients qui ne sont pas opérés pour un seul patient dans un de ces lits ».

« Il a parlé de guerre, nous avons toujours eu une guerre de retard »

« Il a parlé de guerre, nous avons toujours eu une guerre de retard » dénonce le sénateur, qui ajoute qu’« il pourrait faire des interventions un peu moins théâtralisées, un peu plus sobre ». Pour Bruno Retailleau, « on est dans un confinement. Ce critère de la fermeture des écoles, c’est la marque du confinement ».

Alors que Jean Castex prend la parole ce matin devant les députés puis cet après-midi devant les sénateurs, pour un débat suivi d’un vote sur la situation sanitaire, Bruno Retailleau va « proposer » aux sénateurs de son groupe « qu’on ne participe pas au vote. Et je pense que d’autres groupes pourraient avoir la même attitude ».

« On ne refuse pas de débattre mais on nous demande de voter sur des mesures qui ont été prises et annoncées. Le Sénat, ce n’est pas une chambre d’enregistrement, le greffier des décisions présidentielle », estime Bruno Retailleau. « On nous demande de voter pour rien car les décisions sont déjà prises » lance le président du groupe LR, car « habiller une décision personnelle en décision parlementaire, non, ça ne marche pas comme ça la démocratie ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Débat sur la politique sanitaire : Retailleau souhaite que les sénateurs LR « ne participent pas au vote »
5min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : le Sénat habilite le gouvernement à avoir recours aux ordonnances

Mercredi soir, le Sénat a adopté le projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration et l’asile. Un choix nécessité par l’urgence du calendrier. Les Etats membres ont jusqu’au 12 juin pour transposer le Pacte en droit français. A cette date la plupart des dispositions du pacte seront applicables directement à l’ensemble des Etats membres.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le

Débat sur la politique sanitaire : Retailleau souhaite que les sénateurs LR « ne participent pas au vote »
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : « La réponse de Maxime Saada est grave parce que c'est une atteinte à la liberté d'expression », estime la sénatrice socialiste, Sylvie Robert

De retour du festival de Cannes, la vice-présidente socialiste du Sénat et membre de la commission de la culture, Sylvie Robert s’est émue de la menace du patron de Canal +, Maxime Saada de ne plus travailler avec les signataires d’une tribune dénonçant l’influence croissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français.

Le

Débat sur la politique sanitaire : Retailleau souhaite que les sénateurs LR « ne participent pas au vote »
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : les propos de Maxime Saada « rappellent les heures sombres du maccarthysme », dénonce le sénateur écologiste, Ronan Dantec

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur écologiste, Ronan Dantec a interpellé la ministre de la Culture, Catherine Pégard sur la menace du patron de Canal + d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré. « Ça rappelle les heures sombres du maccarthysme s’attaquant à Hollywood », a-t-il fustigé.

Le