Débat sur les européennes : « Chacun était dans son couloir », avec « des positions bien tranchées »

Réactions à chaud sur le plateau Public Sénat, de nos analystes et experts, après le débat des européennes.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Deux heures trente d’échanges, de confrontations d’arguments et de vision pour l’Europe, et de joutes verbales. Le premier débat télévisé des européennes 2024 en France s’est joué ce 14 mars sur Public Sénat, en partenariat avec les quotidiens du groupe Ebra. Il a réuni les sept principales têtes de liste : Manon Aubry (La France insoumise), François-Xavier Bellamy (Les Républicains), Léon Deffontaines (Parti Communiste), Raphaël Glucksmann, (Place Publique et Parti Socialiste), Valérie Hayer (Renaissance), Marion Maréchal (Reconquête) et Marie Toussaint (Les Ecologistes) ; et Thierry Mariani pour représenter la liste du Rassemblement national, dont la tête de liste Jordan Bardella a décliné l’invitation.

Plusieurs experts ont décrypté ce rendez-vous dans « Sens Public », ce jeudi soir sur Public Sénat. « On ne peut pas dire que les débats étaient froids ou policés », considère Jean-Daniel Levy, directeur délégué de l’institut Harris Interactive. Les positions étaient « tranchées » et permettent de faire un « choix », estime cet analyste électoral.

« Chacun était dans son couloir, comme on dit en sport. Chacun avait sa petite formule préparée », relève de son côté l’historien Jean Garrigues. L’universitaire relève toutefois une coupure générationnelle entre une majorité de candidats, trentenaires pour l’essentiel, et Thierry Mariani, plus expérimenté. « Mariani paraissait déplacé, il était manifestement dans une posture qui était très différente des autres », considère Jean Garrigues.

Avec son recul de correspondant étranger, le journaliste helvétique Richard Werly dit regretter « l’absence d’un discours vraiment positif sur l’Europe ». « C’est sans doute le lot du premier débat, comme chacun cherchait à marquer des points par rapport aux autres, on a oublié un peu l’essentiel, qui est : qu’est-ce que l’Union européenne apporte aux Français », relève le reporter de Blick.

Si quatre grandes thématiques ont jalonné le débat (l’agriculture et l’environnement, l’immigration, l’international et la guerre en Ukraine, puis l’énergie et le pouvoir d’achat), Jean-Daniel Levy juge qu’à cette heure « les enjeux ne sont pas encore totalement posés ». Les thématiques de campagne « rassemblent à ce qu’on a pu voir pendant la dernière présidentielle », selon lui.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le