Débat télévisé: certains risquent gros, d’autres moins, estime la presse
A quelques heures du débat inédit entre les onze candidats à l'élection présidentielle, la presse espère mardi que le débat ne...

Débat télévisé: certains risquent gros, d’autres moins, estime la presse

A quelques heures du débat inédit entre les onze candidats à l'élection présidentielle, la presse espère mardi que le débat ne...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

A quelques heures du débat inédit entre les onze candidats à l'élection présidentielle, la presse espère mardi que le débat ne tournera pas à la cacophonie et estime que les favoris ont tout à perdre et les petits tout à gagner.

"La vraie question est de savoir si ce débat servira vraiment la démocratie ou s’il tournera à la cacophonie", s'inquiète dans Sud-Ouest, Bruno Dive pour qui, comme pour tous ses confrères, "les gros ont tout à perdre et les petits ont tout à gagner", dans ce débat.

Pour Bernard Stéphan, de la Montagne, "les uns risquent gros quand d'autres ne risquent rien" Et dès lors poursuit-il: "ceux qui n'ont rien à perdre, mais rien à gagner, peuvent se permettre d'envoyer toutes les grenades dégoupillées contre ceux qui jouent leur leadership".

Ce qui fait dire à Olivier Pirot, de la Nouvelle République du Centre-Ouest, que ce rendez-vous pourrait se transformer "en un traquenard pour les cinq candidats favoris". "Ils savent qu’une maladresse, un mot de trop sont capables de leur offrir un plongeon dans les intentions de vote", explique Hervé Chabaud, dans l'Union/L'Ardennais.

- "Jour de gloire" -

D'autant que les "petits" prévient Yann Marec du Midi Libre, "seront mordants face aux favoris des sondages". Ce sera leur "instant de gloire" et ils voudront "défier les stratégies des poids lourds", relève Bernard Maillard, du Républicain Lorrain.

Ce sera leur "jour de gloire", titre pour sa part en Une Le Figaro et l'exercice de mardi est "redouté par les favoris", assure le quotidien conservateur dont l'éditorialiste pense qu'"il n’est pas certain qu’à l’issue de ce débat l’électeur soit plus avancé. D’autant plus que chacun des prétendants n’aura que 15 minutes pour convaincre".

"Les + petits+ candidats trouveront dans ce + speed dating+ inédit une formidable tribune médiatique pour séduire et exister aux côtés des + grands+, vieux routiers des plateaux", assure Stéphane Siret, dans Paris-Normandie. Ils vont "bénéficier d’une fenêtre de tir unique", reconnaît Philippe Marcacci, de l'Est Républicain.

"Peut-être au terme de ces échanges, les Français en sauront un peu plus sur la position et la dynamique de chaque candidat", espère François Ernenwein, dans La Croix.

Ce "débat aura au moins un mérite: rappeler que cette présidentielle n’est pas qu’un match à cinq", se réjouit Martin Vaugoude, dans Le Télégramme.

C'est une grande première: à 19 jours du premier tour de la présidentielle, les onze candidats ont rendez-vous mardi soir pour une joute télévisée à partir de 20H40 sur BFMTV et CNews, axée sur les thèmes cruciaux de l'emploi, la sécurité et le social.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le