Etre "crédible" ou faire "rêver", une mésentente totale mais sans invectives sur la laïcité, l'irruption de "Tante Yvonne" dans le débat......
Débat TV: crédibilité, laïcité, revenu universel … les temps forts
Etre "crédible" ou faire "rêver", une mésentente totale mais sans invectives sur la laïcité, l'irruption de "Tante Yvonne" dans le débat......
Par Lucile MALANDAIN
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Etre "crédible" ou faire "rêver", une mésentente totale mais sans invectives sur la laïcité, l'irruption de "Tante Yvonne" dans le débat... morceaux choisis des moments forts du débat télévisé Hamon-Valls de l'entre-deux-tours de la primaire organisée par le PS.
La crédibilité...
"Il ne s'agit pas uniquement de faire rêver, il s'agit d'être crédible", a martelé Manuel Valls pour se distinguer de son rival. "Si vous dites +il n'y a plus de travail+, si vous dites +32 heures+, si vous dites +effacement de la dette+ (vous faites) comment ?...", lâche-t-il devant un Benoît Hamon mi-agacé mi-amusé. "Je suis le candidat de la feuille de paie, je ne voudrais pas que Benoît Hamon soit (celui) de la feuille d'impôt", cingle-t-il encore, en empruntant au passage le slogan d'Arnaud Montebourg qui soutient... M. Hamon.
... ou le rêve ?
Benoît Hamon pendant le débat télévisé de l'entre-deux tours de la primaire PS, le 25 janvier 2017 dans les studios de La Plaine-Saint-Denis au nord de Paris
POOL/AFP
"Je veux bien qu'on dise qu'il y a ceux qui vendent du rêve et ceux qui parlent de choses sérieuses"... mais "la réalité de la dernière année, Manuel, (...) c'est que ton gouvernement a décidé d'une mesure qui a coûté de l'argent aux finances publiques: la défiscalisation des actions gratuites. 500 millions d'euros consommés par qui? Les entreprises du CAC40", lui rétorque Benoît Hamon. "Les rêves que vous avez financés, sont ceux de ceux qui avaient déjà beaucoup", assène-t-il encore.
Le Revenu universel à nouveau ciblé
Le revenu universel d'existence, que Benoît Hamon est le seul à défendre, a encore occupé une bonne partie du débat. "C'est un message de découragement, d'abdication par rapport aux changements", déplore Manuel Valls, craignant qu'une telle mesure remette "en cause notre Sécurité sociale". L'ancien ministre de l'Education a défendu lui pied à pied sa mesure-phare: "à chaque fois, on a une approche strictement comptable ! S'il vous plaît, en économie, ne raisonnons pas simplement à travers ce que ça coûte mais à travers ce que ça rapporte. Sinon, il ne sert plus à rien de faire des investissements".
Quand "Tante Yvonne" s'invite dans le débat
Manuel Valls pendant le débat télévisé de l'entre-deux tours de la primaire PS, le 25 janvier 2017 dans les studios de La Plaine-Saint-Denis au nord de Paris
POOL/AFP
100% d'accord... Interrogés sur "l'affaire" Penelope Fillon, les deux candidats défendent l'interdiction pour un parlementaire d'employer un parent. "François Fillon a fondé sa campagne sur trois sujets: la suppression de 500.000 fonctionnaires, la remise en cause de notre modèle de protection sociale et de la vertu", commence Manuel Valls. "Vous imaginez le Général De Gaulle employant Tante Yvonne à l'Elysée?", ironise-t-il dans une allusion au "Vous imaginez le Général De Gaulle mis en examen?" lâché par François Fillon contre Nicolas Sarkozy lors de la primaire de la droite.
Burqa et burkini
Quand le débat arrive sur les questions de laïcité, les deux hommes ont visiblement préparé leurs arguments. Benoît Hamon a voté "contre la loi contre la burqa" (le voile intégral ndlr), accuse Manuel Valls, face à un concurrent surpris et qui lui rappelle qu'il n'était à l'époque... pas député.
Quelques minutes plus tard, Benoît Hamon ne manque pas de lui rappeler que le Conseil d'Etat a lui, à l'été 2016, "rappelé le droit et la loi" dans l'affaire du burkini, où Manuel Valls avait soutenu des maires de droite pour son interdiction.
Règles ou programme ?
Manuel Valls pendant le débat télévisé de l'entre-deux tours de la primaire PS, le 25 janvier 2017 dans les studios de La Plaine-Saint-Denis au nord de Paris
AFP
Le vaincu soutiendra-t-il dimanche soir le vainqueur ? "Attendons dimanche, moi je respecte les règles. D'ailleurs, j'ai toujours respecté les règles, ce qui n'a pas été le cas de Benoît ces deux dernières années", tance Manuel Valls dans une allusion à ses votes à l'Assemblée avec les "frondeurs". "Respecter les règles, c'est respecter les programmes sur lesquels on a été élus", réplique Benoit Hamon du tac au tac.
Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…
En septembre 2026, les élections renouvèlent la moitié des sénateurs, dont six sont des élus représentant les Français inscrits à l’étranger. Ces sénateurs sont élus par un collège électoral à part, composé de 533 membres eux-mêmes élus au terme d’un processus complexe, actuellement en cours. Explications.
Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.
Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.