Débats sur la Constitution: « démonstration par l’absurde des dysfonctionnements du Parlement » pour Rugy
La prolongation jusqu'à la fin du week-end des débats sur le projet de révision de la Constitution, qui prévoit notamment de...

Débats sur la Constitution: « démonstration par l’absurde des dysfonctionnements du Parlement » pour Rugy

La prolongation jusqu'à la fin du week-end des débats sur le projet de révision de la Constitution, qui prévoit notamment de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La prolongation jusqu'à la fin du week-end des débats sur le projet de révision de la Constitution, qui prévoit notamment de rationaliser la fabrique de la loi, est "une démonstration par l'absurde des dysfonctionnements du Parlement", a estimé mercredi François de Rugy.

Le président LREM de l'Assemblée nationale a souhaité sur Europe 1 "qu'à l'occasion de cette réforme constitutionnelle, on se donne les moyens de changer nos méthodes de travail" car "avec cet examen de la réforme constitutionnelle, nous avons une démonstration par l'absurde des dysfonctionnements du Parlement".

"J'ai proposé aux groupes parlementaires d'organiser un peu mieux les débats sur cette réforme constitutionnelle, ils ne l'ont pas voulu, du coup malheureusement nous en sommes réduits à devoir ouvrir des jours de séances supplémentaires le vendredi, le samedi, peut-être le dimanche (...) ce débat démontre qu'il faut changer le mode de fonctionnement", a-t-il développé.

François de Rugy a dit espérer que le vote solennel sur ce texte pourrait avoir lieu le 24 juillet "parce que tout le monde a intérêt à montrer que les députés savent traiter une réforme constitutionnelle correctement, en plus de deux semaines".

"Il y a beaucoup de députés qui veulent intégrer dans la Constitution des choses qui sont du domaine de la loi", a-t-il regretté. "La Constitution ce n’est pas un recueil de lois, la Constitution c’est fait pour dire quels sont les grands principes, les grands droits (...), et puis surtout la Constitution c'est fait pour organiser le bon fonctionnement de notre démocratie".

Les débats sur le projet de révision de la Constitution, objet d'une pluie d'amendements jusqu'à présent âprement défendus, vont se prolonger à l'Assemblée nationale jusqu'à la fin du week-end, selon l'annonce du gouvernement mardi en conférence des présidents.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le