Debré, la droite fait ne doit pas condamner « a priori » Macron
L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, qui estime que "la droite fait fausse route" en apparaissant...

Debré, la droite fait ne doit pas condamner « a priori » Macron

L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, qui estime que "la droite fait fausse route" en apparaissant...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, qui estime que "la droite fait fausse route" en apparaissant floue face à l'extrême droite, l'appelle aussi à arrêter "les condamnations a priori" d'Emmanuel Macron, dans un entretien au Parisien dimanche.

"Je n’ai aucune sympathie particulière pour M. Macron, pour qui j’ai voté mais que je ne connais pas. Et je me fiche aussi qu’il soit de droite ou de gauche: tant qu’il fait les réformes de structures qu’on réclame en vain depuis 15 ans. Or j’ai le sentiment que ceux qui ont échoué souhaitent déjà l’échec du président. Pour une fois, soyons positifs, et arrêtons les condamnations a priori. On jugera ses résultats dans un an", plaide ce fidèle de Jacques Chirac.

Comme on lui demande s'il pense à Laurent Wauquiez, grand favori pour la présidence du parti LR, M. Debré répond que "la droite fait fausse route en laissant entendre qu’elle n’érigerait pas une frontière nette avec l’extrême droite". "Comme elle fait fausse route en dénonçant systématiquement un gouvernement qui essaie de mener des réformes - le code du travail par exemple - que bien souvent, elle a voulues mais n’a pas faites", poursuit-il.

Jugeant que "gouverner la France est une chose difficile", il considère que "le nouveau pouvoir a bien compris que la capacité des Français à accepter les réformes était extrêmement courte... disons un an". "Nous sommes un peuple très conservateur et immobile. Tant qu’on en reste aux déclarations ça va, mais dès qu’il faut entrer dans le concret...", ajoute M. Debré.

Quid des premiers mois du quinquennat d'Emmanuel Macron? "On est enfin sorti de la France à neu-neu pour rendre à notre pays une dignité et une respectabilité au plan international. Il a su se mettre aussi au coeur du dispositif de l’Europe et redonner de la crédibilité à la politique économique et sociale", loue l'ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre.

"Quant à son style, enfin, le général de Gaulle disait - reprenant une phrase de mon père - qu’il fallait à la France un monarque républicain. Le nouveau président redonne un peu de corps à cette conception, à ce bémol près : la médiatisation de la vie politique a tout changé. L’avenir nous dira si ses réformes aboutissent, ou si c’était surtout de la com’", glisse le fils de Michel Debré.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le