Debré sur Macron: « On est passé de l’état de bienveillance à un état de doute »
L'ancien président du Conseil constitutionnel et de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré s'est montré critique vendredi envers...

Debré sur Macron: « On est passé de l’état de bienveillance à un état de doute »

L'ancien président du Conseil constitutionnel et de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré s'est montré critique vendredi envers...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien président du Conseil constitutionnel et de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré s'est montré critique vendredi envers la politique d'Emmanuel Macron, jugeant qu'un "état de doute et d'interrogation" a succédé à un "état de bienveillance".

"Vous ne pouvez pas demander aux Français --et il a raison de le demander le président de la République -- de faire des efforts, de faire en sorte que les APL on les diminue, très bien. Et en même temps acheter pour un demi-million de vaisselle pour l'Elysée", a tancé M. Debré, invité sur LCP.

On ne peut pas "en même temps s'adresser aux Français en disant +allez on va réduire un certain nombre de prestations+ et en même temps se faire construire une piscine à Brégançon (lieu de vacances du couple présidentiel, NDLR), aucun président de la République ne l'a fait", a-t-il fustigé.

"On est passé de l'état de bienveillance à un état de doute et d'interrogation, doute sur la politique qui est suivie, doute sur la communication de cette politique", a regretté l'ancien ministre, qui assume avoir pris position pour le candidat Macron avant le premier tour.

"Vous dites +il faut maintenant faire un effort on relève tous les manches, on se met au boulot+ et il a raison de le faire, +on fait des réformes+ et il a raison de les faire", a-t-il concédé, mais la politique est "devenue un métier du spectacle", a-t-il déploré.

"Mais le drame, c'est que nous n'avons aucune autre solution, la droite s'est conduite comme un bateau ivre dont chaque chef a un cap différent. La gauche, vous l'avez entendue? Elle a disparu", a-t-il constaté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le