Décès de Jean-Claude Gaudin : le groupe LR rend hommage « à un grand sénateur »

Lors de la réunion de groupe hebdomadaire, les Républicains du Sénat ont rendu hommage à Jean-Claude Gaudin : « Il incarnait très bien le Sénat », « un homme politique comme on en fait plus » se souviennent les élus qui l’ont côtoyé.
Rédaction Public Sénat

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Alors qu’il s’apprête à rendre hommage à Jean-Claude Gaudin devant les sénateurs Républicains, Bruno Retailleau s’arrête quelques secondes devant la caméra de Public Sénat pour évoquer la mémoire de celui qui l’a précédé à la tête du groupe UMP (anciennement LR) du Sénat entre 2011 et 2014. Après avoir passé 25 ans au Palais du Luxembourg, l’ancien maire emblématique de Marseille, Jean-Claude Gaudin est décédé lundi 20 mai à l’âge de 84 ans.

« Je retiens de lui cette capacité à rassembler au-delà des sensibilités »

« Il est impossible d’imiter Jean-Claude Gaudin. On n’a pas le même physique ni le même tempérament… », reconnaît dans un sourire Bruno Retailleau. « Il a connu toutes les responsabilités de la Ve République Un homme politique comme on en fait plus parce qu’il y avait une forme d’identification entre l’homme et sa ville de Marseille […] Je retiens de lui cette capacité à rassembler au-delà des sensibilités. Ça ne va pas dire qu’il n’y avait pas quelques coups de gueule. Je me souviens de certains d’entre eux qui faisaient raisonner les murs de la salle Médicis », se remémore Bruno Retailleau.

François-Noël Buffet, actuel président de la commission des lois, était vice-président du groupe UMP aux côtés de Jean-Claude Gaudin à une époque ou le parti était divisé par la guerre de succession Fillon/Copé. « On a toujours su gérer avec lui les situations difficiles et notamment à l’époque l’unité du groupe. Les choses se sont bien passées, ça a tenu beaucoup à sa personnalité mais pas seulement. Il fait un gros travail politique pour que ça fonctionne », se souvient François-Noël Buffet.

« Il incarnait très bien le Sénat »

« Un grand maire de Marseille. Un grand président de région et surtout un grand sénateur. Il a été vice-président du Sénat avec un certain mode de gouvernance », met en avant Roger Karoutchi qui a lui-même occupé le poste jusqu’au dernier renouvellement sénatorial. « Une espèce de tolérance, de gouaille, de coups de colère parfois et cette ouverture d’esprit. Le jour où il a annoncé qu’il quittait le Sénat pour rester maire de Marseille, tout l’hémicycle, toutes tendances politiques confondues, était debout pour lui rendre hommage. Il avait des convictions mais était extrêmement ouvert. Finalement, il incarnait très bien le Sénat », conclut Roger Karoutchi.

 

 

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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