L’ancien sénateur socialiste et maire du Mans, Jean-Claude Boulard est décédé. Il rallia Emmanuel Macron dès janvier 2017 et l’annonça sur Public Sénat. Le président de la République a rendu un hommage appuyé à « un ami et un soutien de la première heure ».
Décès de l’ancien sénateur Jean-Claude Boulard : l’une de ses dernières interviews
L’ancien sénateur socialiste et maire du Mans, Jean-Claude Boulard est décédé. Il rallia Emmanuel Macron dès janvier 2017 et l’annonça sur Public Sénat. Le président de la République a rendu un hommage appuyé à « un ami et un soutien de la première heure ».
« Le Président de la République perd, à titre personnel, un ami et un soutien de la première heure. Il adresse à son épouse, à sa famille, à ses collaborateurs, à ses nombreux amis, à ses administrés, ses sincères condoléances », indique un communiqué de l'Élysée.
Lors de l’une de ses dernières interviews télévisées, c’est sur Public Sénat que Jean-Claude Boulard confirmait son ralliement à Emmanuel Macron, le 17 janvier 2017 après l’avoir annoncé, un jour plus tôt, au journal Ouest France. « Si le président de la République (François Hollande) s’était présenté, je l’aurais soutenu. Je l’avais dit à Emmanuel Macron. J’ai regardé deux débats entre les candidats de la primaire (socialiste). J’ai constaté qu’il y avait eu tellement de temps consacré à des règlements de comptes sur le passé que les projets n’étaient pas identifiés ni identifiables. Dans ces conditions, j’ai annoncé, qu’effectivement, je soutenais Emmanuel Macron ». (voir ci-dessus l’extrait de l’émission Sénat 360).
« Il n’y a pas moins coûteux qu’un maire quand on regarde les services qu’il rend »
Maire PS du Mans depuis 2001 et sénateur de la Sarthe, Jean-Claude Boulard est décédé, ce vendredi, à 75 ans des suites d’une maladie. Énarque affecté au Conseil d'État en 1968, adjoint au secrétaire général de la Marine marchande avant de réintégrer le Conseil d'État, cette figure de la vie politique sarthoise avait aussi effectué des missions de formation en Afrique ou au Commissariat général du Plan sur les questions d'information économique. Il avait quitté le Sénat l’année dernière en raison de la loi sur le non-cumul des mandats.
Député de la Sarthe » de 1988 à 1993 puis de 1997 à 2002, il avait été élu au Sénat en 2014. À cette occasion, Public Sénat avait recueilli ses premiers mots de sénateur. (voir la vidéo). « Le Sénat est un lieu où on peut débattre sans agression, dans le respect de l’autre (…) La plupart des démocraties pratiquent le bicamérisme. Lire deux fois un texte ce n’est pas idiot » avait-il reconnu avant de rappeler que la chambre haute représentait les collectivités territoriales : « Il n’y a pas moins coûteux qu’un maire quand on regarde les services qu’il rend » avait-il loué.
« Mentor » de Marlène Schiappa
Jean-Claude Boulard était également « le mentor » de l’actuelle secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. En 2014, il l’avait nommé adjointe à l’égalité des chances. Sur Twitter, Marlène Schiappa a rendu hommage à celui à qui elle « doit tout ». En effet, Jean-Claude Boulard avait joué les entremetteurs durant la campagne entre le candidat d’En Marche et l’adjointe au maire.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.
À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.
Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.
Avec le décès de François Patriat, qui dirigeait le groupe macroniste depuis sa création en 2017, le RDPI, dont plus de la moitié des membres est renouvelable, aborde les sénatoriales dans des conditions très spéciales. Mais la disparition du fidèle d’Emmanuel Macron vient aujourd’hui resserrer les liens. Des questions se poseront plutôt après la présidentielle, où la « recomposition au centre » pourrait concerner le groupe, qui va avant se trouver un nouveau président. Plusieurs noms circulent.