Défense de Nicolas Sarkozy : les réactions politiques
Bien décidé  « à faire triompher son honneur » dans l’affaire libyenne, Nicolas Sarkozy peut encore compter sur les mots d’encouragements de ses soutiens sur Twitter, et sur la neutralité de ses anciens adversaires politiques

Défense de Nicolas Sarkozy : les réactions politiques

Bien décidé  « à faire triompher son honneur » dans l’affaire libyenne, Nicolas Sarkozy peut encore compter sur les mots d’encouragements de ses soutiens sur Twitter, et sur la neutralité de ses anciens adversaires politiques
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Je suis fière de toi mon amour, comme tu es clair, comme tu es droit, comme tu es fort  et comment tu restes debout envers et contre tout et dans toute cette boue ». C’est évidemment la femme de l’ancien chef de l’État, qui le défend avec le plus de ferveur. Sur son compte Instagram, Carla Bruni-Sarkozy écrit en français, en italien et en anglais. Le tout accompagné d’une photo de son mari prise dans un restaurant après son passage sur TF1.

carla.jpg

Du côté des Républicains, la députée européenne Nadine Morano pointe du doigt « l’obsession d’Edwy Plenel » à l’égard de Nicolas Sarkozy, ainsi que « la clique de Kadhafi » qui selon elle, « veut faire payer l’intervention en Libye ».

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, qui, par le passé, a eu des relations parfois houleuses avec Nicolas Sarkozy, lui apporte une forme de soutien en jugeant « son argumentation cohérente ». « Maintenant, il lui appartient de faire prévaloir son analyse et sa vérité, et comme tous ceux qui ont pour lui de l'estime et de l'amitié, et je me range parmi eux, je souhaite qu'il y parvienne », a-t-il ajouté.

Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti lui « réaffirme toute sa fidélité »

« J’ai entièrement confiance en Nicolas Sarkozy, notre ancien Président de la République, entièrement ! » tient à faire savoir, sur Twitter, la sénatrice du Nord, Brigitte Lherbier.

Du côté de la République en Marche, on observe une stricte neutralité concernant cette affaire. Sur Public Sénat, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux « défend avec constance la présomption d’innocence.

La présidente du Front National, Marine Le Pen, est également magnanime avec l’ancien chef de l’État. « Je ne défends pas Nicolas Sarkozy. J'ai des principes, comme le respect de la présomption d'innocence. Et la force des principes, c'est de toujours les appliquer, à tous, même à nos adversaires ».

Eric Coquerel, député de la France Insoumise, n’a lui pas apprécié la ligne de défense de Nicolas Sarkozy, «  qui tape sur Mediapart. Je dirai qu'il faut que ça aille vite et que les moyens juridiques et policiers nécessaires soient mis en place ».

Le conseiller régional socialiste d’Ile de France, François Kalfon, « sens (Nicolas Sarkozy) autant lutteur sur la forme, que cerné sur le fond ».

Partager cet article

Dans la même thématique

France Le Pen
8min

Politique

Marine Le Pen / Jordan Bardella : « L’idée d’un ticket a convaincu tout le monde, chacun pallie les éventuels défauts de l’autre dans la perception des Français », selon le sénateur RN Christopher Szczurek

Désormais candidate pour la présidentielle, Marine Le Pen entend mener campagne aux côtés de Jordan Bardella, « plan B » du RN qui sera son premier ministre, en cas d’élection. Mais seront-ils réellement complémentaires ? Ou entre les différences de fonds et l’ambition, une rivalité peut-elle naître ? Au RN, on assure qu’« ils forment un très bon duo ».

Le

Défense de Nicolas Sarkozy : les réactions politiques
3min

Politique

Sébastien Lecornu annonce un projet de loi fin juillet pour tripler les peines encourues pour diffusion de faux contenus en période électorale

Interrogé par Claude Malhuret (Horizons) sur le risque de prolifération de contenus politiques créés ou modifiés par l’intelligence artificielle durant la campagne présidentielle, le Premier ministre a annoncé une réponse législative. Selon lui, les « peines aujourd'hui ne sont pas suffisamment dissuasives ».

Le

Défense de Nicolas Sarkozy : les réactions politiques
3min

Politique

Narcotrafic : Sébastien Lecornu annonce un projet de loi pour durcir les sanctions du délit de corruption passive

Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le Premier ministre est revenu sur l’action du gouvernement en matière de lutte contre le narcotrafic, en rappelant les tests de dépistage de drogues désormais imposés dans les ministères. Il a annoncé, également, un texte de loi visant à durcir les sanctions des agents de l’Etat qui se rendraient coupables de corruption passive.

Le