Déficit à 5,3 % : « Ce n’est pas la conséquence du vote du Sénat », assure Mathieu Darnaud

Le Sénat a adopté, sans surprise, le projet de loi de finances pour 2026 avec187 voix pour et 109 contre. Une trentaine de sénateurs LR et du groupe centriste se sont abstenus. Le vote est toutefois moins large que prévu, peut-être en raison du chiffrage du gouvernement d’un déficit public pour 2026 porté à 5,3 %, contre 4,7 % espéré dans la copie initiale. Le président du groupe LR du Sénat, Mathieu Darnaud rejette toute responsabilité et renvoie la balle aux députés.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Oui, le budget a bien été adopté après un vote solennel par la chambre haute mais il y a eu quelques pertes en ligne. 187 voix pour et 109 contre. 3 sénateurs LR ont voté contre 19 se sont abstenus. Chez les centristes, on compte 12 abstentions et un vote contre. Le chiffrage du déficit présenté lundi matin au Sénat par le ministre chargé la Fonction publique et de la Réforme de l’État, David Amiel y est peut-être pour quelque chose. Alors que l’objectif initial du déficit était fixé à 4,7 %, il serait en 5,3 % en 2025.

« Ce n’est pas la conséquence du vote du Sénat. C’est la traduction du coût du projet de loi de financement de la Sécurité sociale », a estimé le patron du groupe LR Mathieu Darnaud. Il insiste sur la « conséquence » « de la suppression des taxes et impôts » à l’Assemblée, « quelque 6 milliards d’euros », « que le Sénat avait, lui, approuvés ».

Mathieu Darnaud va plus loin et considère que « si ça n’avait tenu qu’au Sénat, le déficit serait autour des 4,7 %, mais le vote de l’Assemblée nationale du projet de loi de financement de la Sécurité sociale a fait qu’il en est autrement aujourd’hui ». Le sénateur loue « la cohérence de son groupe. « Nous avions dit non-augmentation des impôts et des taxes et la volonté de baisser la dépense publique ».

Un antagonisme qui ne facilitera pas la tâche des 7 députés et 7 sénateurs de la commission mixte paritaire qui se réunira vendredi.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Meeting de Gregory Doucet pour les municipales a Lyon
6min

Politique

Lyon : derrière le duel Aulas - Doucet, vers une métropole sans majorité ?

La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.

Le

CORRECTION France Municipal Elections
7min

Politique

Réforme du scrutin Paris-Lyon-Marseille : Rachida Dati battue à son propre jeu ?

La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.

Le

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
5min

Politique

Municipales 2026 : derrière les succès de LFI à Roubaix et Saint-Denis, les sortants PS et PCF font la course en tête dans les banlieues populaires

La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.

Le