Déficit commercial: Philippe reconnaît un « sujet » de compétitivité
Edouard Philippe a reconnu mercredi qu'il y avait "un sujet" sur la compétitivité française à l'heure où le déficit commercial se...

Déficit commercial: Philippe reconnaît un « sujet » de compétitivité

Edouard Philippe a reconnu mercredi qu'il y avait "un sujet" sur la compétitivité française à l'heure où le déficit commercial se...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Edouard Philippe a reconnu mercredi qu'il y avait "un sujet" sur la compétitivité française à l'heure où le déficit commercial se creuse encore lourdement, en défendant la politique de baisse d'impôt et d'économies budgétaires de l'exécutif, destinée à éviter une France "engoncée" et qui "ne bougerait plus".

"On va d'abord tailler dans les impôts. C'est-à-dire qu'on va baisser les impôts", a confirmé le Premier ministre, interrogé sur RTL sur sa stratégie économique et budgétaire.

"Nous pensons qu'il y a un sujet de trop grande pression fiscale dans ce pays, que cette fiscalité nuit à la compétitivité des entreprises et du pays en général. Vous avez vous-même dans une chronique d'une grande clarté indiqué qu'il y avait un sujet sur la compétitivité de l'économie française, notamment sur le commerce extérieur", a-t-il poursuivi.

Le déficit commercial de la France s'est alourdi de près de huit milliards d'euros au cours du premier semestre, avoisinant les 34 milliards d'euros, avec un regain de croissance qui s'est traduit par une hausse des importations.

"Nous voulons donc faire en sorte que l'économie reparte, reparte encore plus vite qu'aujourd'hui, qu'on ne soit pas comme engoncés dans un pays qui ne bougerait plus et qui se contenterait d'une croissance molle et de gérer au jour le jour une situation qui se dégraderait", a justifié le chef du gouvernement, qui vient d'envoyer lundi à ses ministres ses premières lettres de cadrage budgétaires pour 2018.

S'il a confirmé sans surprise les diverses baisses d'impôt déjà annoncées par l'exécutif (réforme de l'impôt sur la fortune, baisse de l'impôt sur les sociétés, prélèvement forfaitaire réduit sur l'épargne...), le Premier ministre est resté plus vague sur les grands choix budgétaires de la rentrée pour 2018.

"Il y aura des efforts partout mais un budget ça traduit des choix", a-t-il dit, promettant un budget "ambitieux".

Il y aura "plus de moyens à la défense car nous vivons dans un monde dangereux, plus à la justice", a-t-il répété.

Le Premier ministre a également défendu l'annulation de crédits budgétaires pour 2017, en soulignant qu'il s'agissait de crédits qui avaient déjà été "gelés".

"Je suis fasciné que certains députés socialistes viennent nous reprocher d'annuler des crédits gelés, alors que gouvernement de l'an passé a fait la même chose", a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Enfants qui jouent sur le miroir d’eau à Nice
6min

Politique

Nuit la plus chaude, 500 records dans la journée, 28ème vague de chaleur en quinze ans… les chiffres fous de la canicule en France

La France est touchée de plein fouet par la vague de chaleur qui s’est installée depuis plusieurs jours et menace de se prolonger jusqu’en fin de semaine, avec des records de température en pagaille. Des chiffres qui en disent long sur son caractère exceptionnel, mais aussi sur la survenue de plus en plus fréquente de ce type d’événements sous l’effet du réchauffement climatique.

Le

PARIS, Pantheon, controversy on the front of the monument : « Aux grands Hommes la patrie reconnaissante ».
5min

Politique

Marc Bloch : comment va se dérouler la cérémonie de sa panthéonisation ?

Lors d’une cérémonie solennelle et ouverte au public mardi soir, Emmanuel Macron va faire entrer au Panthéon l’historien Marc Bloch, soldat et résistant assassiné par la Gestapo. Il honorera « à la fois comme héros, combattant de la Résistance, intellectuel engagé et républicain, professeur historien, et comme conscience ». Il s’agit de la sixième panthéonisation du double quinquennat du chef de l’Etat.

Le