Déficit public : « Bien sûr que la France va respecter la règle des 3% » assure Amélie de Montchalin
Il y a quelques jours, Emmanuel Macron revenait sur la règle budgétaire européenne en évoquant un débat « d’un autre siècle ». Une prise de position qui étonne, alors qu’il défendait fortement cet engagement en 2017.

Déficit public : « Bien sûr que la France va respecter la règle des 3% » assure Amélie de Montchalin

Il y a quelques jours, Emmanuel Macron revenait sur la règle budgétaire européenne en évoquant un débat « d’un autre siècle ». Une prise de position qui étonne, alors qu’il défendait fortement cet engagement en 2017.
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Emmanuel Macron se contredit-il ? Ayant toujours affirmé son attachement au respect des règles budgétaires européennes, le Président de la République a effectué une volte-face sur la fameuse règle des 3%, qui veut que les puissances européennes aient un déficit inférieur à 3% de leur PIB. Mais Emmanuel Macron juge que l’Union Européenne a besoin « de plus d’expansionnisme » et « de plus d’investissements ».

La secrétaire d’État chargée des Affaires européennes Amélie de Montchalin rassure toutefois sur l’engagement économique français. « Bien sûr que la France va respecter la règle des 3%, bien sûr qu'on va négocier un budget européen. Mais il faut qu'on ait un peu plus de lucidité sur le monde, et surtout que ce ne soit pas notre seule boussole » estime-t-elle.

Elle défend la position d’Emmanuel Macron sur le sujet : « C'est une règle nécessaire, il faut des règles. Mais le seul débat de politique économique en Europe ne peut pas se restreindre à débattre pendant des jours et des heures du niveau de déficit des pays » dénonce-t-elle.

Alors que le Président de la République est accusé de se contredire, Amélie de Montchalin défend une vision d’ouverture de l’économie européenne, notamment pour attirer des investisseurs. « Ce qu’il dit c’est que si notre seul débat économique pour le 21e siècle pour l’Europe, c'est de se dire ‘on a une règle sur les déficits et on a un tout petit budget européen’, et bien on est à côté de la plaque ».

 

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