Dégradations sur la ligne SNCF Sud-Est : « La piste des mouvances d’ultragauche est plutôt celle retenue », confirme le ministre des Transports

Un incendie volontaire de câbles a provoqué lundi une importante pagaille ferroviaire sur la ligne à grande vitesse reliant Paris au Sud-Est. Au micro de Public Sénat, Philippe Tabarot, le ministre des Transports, cible la mobilisation de « certains mouvements d'extrême gauche » contre les infrastructures de transports ces dernières années.
Romain David

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L’enquête se poursuit sur l’incendie qui a touché des câbles connectés au réseau SNCF sur la ligne à grande vitesse Sud-Est lundi, occasionnant de multiples annulations de trains en pleine période de vacances scolaires. « Les investigations continuent […] Tout le monde est mobilisé pour retrouver et identifier les auteurs de ces actes inacceptables, pour pouvoir les interpeller et puis, le cas échéant, les condamner très fortement », a assuré Philippe Tabarot, le ministre des Transports, au micro de Public Sénat.

« J’avais donné plusieurs pistes potentielles le premier jour. Il semblerait qu’une de ces pistes, celle des mouvances d’ultragauche, soit plutôt retenue aujourd’hui parce qu’il y a eu une sorte de revendication. Encore faut-il la vérifier. C’est la raison pour laquelle je parlerais encore au conditionnel », glisse l’ancien sénateur LR. « On voit que depuis quelques mois, voire depuis quelques années, certains mouvements d’extrême gauche se mobilisent malheureusement de la mauvaise manière contre un certain nombre de projets, que ce soient des projets routiers, des projets ferroviaires, notamment avec des incendies comme on a pu en connaître entre Bordeaux et Toulouse », pointe Philippe Tabarot.

Le ministre assure que d’importants moyens sont débloqués pour assurer la sécurisation du réseau ferroviaire français, « une centaine de millions d’euros par an pour pouvoir mettre de la surveillance humaine, pour pouvoir mettre des drones, des traqueurs GPS, des alarmes », énumère-t-il. « C’est difficile quand on est dans un pays qui a le deuxième linéaire le plus important d’Europe, 28 000 kilomètres, en deuxième position derrière les Allemands », pointe-t-il. À ce stade, la priorité se situe sur « les parties les plus névralgiques ». « Mais malheureusement, le risque zéro, vous l’imaginez bien, ne peut pas exister », conclut Philippe Tabarot.

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