Déjà 13 présidents de l’Assemblée nationale sous la Ve République
La Ve République a connu jusqu'à présent 13 présidents de l'Assemblée nationale, dont le premier fut le gaulliste Jacques Chaban-Delmas qui...

Déjà 13 présidents de l’Assemblée nationale sous la Ve République

La Ve République a connu jusqu'à présent 13 présidents de l'Assemblée nationale, dont le premier fut le gaulliste Jacques Chaban-Delmas qui...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La Ve République a connu jusqu'à présent 13 présidents de l'Assemblée nationale, dont le premier fut le gaulliste Jacques Chaban-Delmas qui détient le record de longévité, avec 16 ans passés au perchoir au total .

Jacques Chaban-Delmas (1915-2000), qui a marqué de son empreinte l'institution, siégea une première fois à l'hôtel de Lassay, la résidence des présidents, de 1958 jusqu'à sa nomination comme Premier ministre de Georges Pompidou, en 1969. Après avoir échoué à conquérir l'Elysée, en 1974, il fut de nouveau président à deux reprises.

L'actuel président du Conseil constitutionnel et ancien Premier ministre, le socialiste Laurent Fabius, arrive, loin derrière, sur la deuxième marche du podium en termes de longévité, avec près de sept années de présidence, de 1988 à 1992 et de 1997 à 2000. Nommé alors ministre de l'Economie par Lionel Jospin, il fut remplacé jusqu'en 2002 par Raymond Forni, fils d'immigrés italiens et ancien ouvrier de l'automobile, également socialiste. Ce dernier est décédé en 2008 à 67 ans.

Philippe Séguin, mort brutalement en 2010 à 67 ans également, a été président de 1993 à 1997. La droite rend fréquemment hommage à ce gaulliste intraitable et la gauche au défenseur des droits d'une opposition réduite à la portion congrue après la cuisante défaite électorale des socialistes en 1993.

Parmi les autres présidents de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, devenu ensuite ministre des relations avec le Parlement de Nicolas Sarkozy, occupa le moins longtemps la fonction, de mars à juin 2007, après la nomination de Jean-Louis Debré au Conseil constitutionnel. Se présentant à sa réélection après les élections législatives de 2007, il fut battu au sein du groupe UMP par Bernard Accoyer.

Les présidents de l'Assemblée nationale
Les 13 hommes qui ont occupé le "perchoir" sous la Ve République avant le vote, mercredi à l'Assemblée, pour désigner le successeur de François de Rugy
AFP

Le socialiste Claude Bartolone occupa la présidence de l'Assemblée de 2012 à 2017. Le dernier président en date, l'écologiste François de Rugy, a quitté le Perchoir pour le ministère de l'Environnement.

Les treize présidents de l'Assemblée depuis 1958:

- Jacques Chaban-Delmas (1958-1969, 1978-1981 et 1986-1988)

- Achille Peretti (1969-1973)

- Edgar Faure (1973-1978)

- Louis Mermaz (1981-1986)

- Laurent Fabius (1988-1992 et 1997-2000)

- Henri Emmanuelli (1992-1993)

- Philippe Séguin (1993-1997)

- Raymond Forni (2000-2002)

- Jean-Louis Debré (2002-2007)

- Patrick Ollier (2007)

- Bernard Accoyer (2007-2012)

- Claude Bartolone (2012-2017)

- François de Rugy (2017-2018)

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le