Délai de prescription pénale : François-Noël Buffet répond au Canard enchaîné
Le sénateur LR François-Noël Buffet a tenu à démentir les accusations de l'hebdomadaire satirique de ce matin.

Délai de prescription pénale : François-Noël Buffet répond au Canard enchaîné

Le sénateur LR François-Noël Buffet a tenu à démentir les accusations de l'hebdomadaire satirique de ce matin.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La Sénat a voté en octobre dernier un amendement qui établit que le délai de prescription concernant les infractions dites « occultes » ou « dissimulées », « ne pourra excéder douze ans » et commencera « à compter du jour où l’infraction [aura] été commise ». Or, en l’absence de loi à ce sujet, la jurisprudence établit actuellement le délai de prescription à partir du jour où les faits sont découverts.

Mais pour l’hebdomadaire satirique, il s’agit d’ « un beau cadeau octroyé au monde des affaires, qui rêvait de cette réforme depuis des lustres », mais également pour François Fillon, en évitant  toute enquête sur l’emploi de Penelope Fillon en tant qu’attachée parlementaire de son époux sur la période de 1998 à 2005.

« Ce que dit le Canard enchaîné n’est pas la vérité » justifie François-Noël Buffet au micro de Public Sénat. Il explique, preuve à l’appui, que sa déposition est issue en réalité de deux amendements déposés par le gouvernement lors de la séance du 15 octobre 2016. « Nous avons voté un amendement du gouvernement qui permet de rendre prescriptibles les infractions dites occultes ou dissimulés. (…) Ce texte ne joue que pour l’avenir et non pas pour les situations présentes ou les affaires qui font déjà l’objet de poursuite ». Une situation qui ne concernerait donc pas le Penelopegate.

« La loi n’étant pas votée ni publiée, elle ne peut pas s’appliquer, et ne s’appliquerait donc pas à la situation de François Fillon » insiste-t-il.

Sur le délai de prescription qui partira « à compter du jour où l’infraction aura été commise », François-Noël Buffet estime qu’il a pour objectif  d’accélérer le processus juridique. « Il s’agit d’éviter les imprescriptibilités de fait. Les procédures et les situations durent tellement qu’elles ne s’arrêtent jamais. Il y avait également la volonté d’avoir des délais de prescriptions suffisamment longs (12 ans) pour pouvoir permettre l’exercice des poursuites sur les faits de ces infractions occultes et dissimulés ».

« On est dans un système équilibré et qui répond aux injonctions du Conseil constitutionnel en la matière » justifie-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Limoges Town Hall Partially Destroyed by Fire During Violent Protests
6min

Politique

Incendie de la mairie de Limoges : qu’est-ce que « l’ultragauche », mouvance dont le suspect arrêté serait issu ?

Le parquet de Limoges a annoncé ce mardi l’interpellation d’un suspect dans le cadre de l’incendie de la mairie de Limoges samedi 17 octobre. Cet homme de 34 ans appartiendrait, d’après les autorités, à « l’ultragauche », sans que son rôle éventuel dans l’incendie n'ait été précisé. Mais quelles réalités recouvre ce vocabulaire « d’ultragauche », souvent utilisé par les renseignements et l’antiterrorisme ?

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
3min

Politique

Violences du 17 octobre : Sébastien Lecornu reconnaît les failles du renseignement et promet « un dispositif massif » samedi prochain

Devant les députés ce mercredi, le Premier ministre a reconnu un manque d'anticipation de la part des services de renseignement sur l’ampleur des manifestations du 17 octobre. Il a, en revanche, réfuté toute instrumentalisation des services à des fins politiques contre LFI, ainsi que le laisse entendre des témoignages recueillis par Mediapart.

Le