Delevoye déclare 13 mandats, veut continuer à « défendre » le projet de réforme des retraites (Le Monde)
Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, fragilisé par des soupçons de conflits d'intérêts après des oublis dans sa...

Delevoye déclare 13 mandats, veut continuer à « défendre » le projet de réforme des retraites (Le Monde)

Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, fragilisé par des soupçons de conflits d'intérêts après des oublis dans sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, fragilisé par des soupçons de conflits d'intérêts après des oublis dans sa déclaration d'intérêts, a rectifié ce document en déclarant 13 mandats, dont 11 bénévoles, soit dix de plus que dans la version initiale, selon le journal Le Monde.

Regrettant une "erreur" qu'il estime avoir "réparée", M. Delevoye déclare dans un entretien au quotidien qu'il veut "continuer à défendre et soutenir ce projet (de réforme des retraites) dans le souci du dialogue social et dans une démarche d'apaisement de notre société".

Dans sa nouvelle déclaration d'intérêts adressée à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui scrute le patrimoine et les activités des membres du gouvernement, figurent majoritairement des activités bénévoles dans des associations musicales, de "Civic tech", à la Fédération française des diabétiques, ou encore dans une fondation qui dispense des cours d'éveil artistique aux jeunes, selon Le Monde.

"J'ai fait ces omissions car pour moi, c'était de l'ordre de l'engagement social", se justifie Jean-Paul Delevoye, affirmant n'avoir "jamais donné de conférences rémunérées dans le cadre de ces fonctions".

Le "Monsieur retraites" du gouvernement avait reconnu il y a quelques jours avoir omis de déclarer sa fonction d'administrateur bénévole dans un institut de formation de l'assurance, l'Ifpass.

D'autres oublis sont ensuite apparus: il siège bénévolement depuis 2016 au conseil d'administration de la Fondation SNCF, et préside l'Observatoire régional de la commande publique des Hauts-de-France.

M. Delevoye a aussi cumulé sa fonction gouvernementale avec celle, rémunérée, de président de Parallaxe, un institut de réflexion sur l'éducation dépendant du groupe de formation IGS, cumul qu'il avait déclaré mais qui, a-t-il appris depuis, n'était pas autorisé.

Face à la polémique, il a démissionné de ses fonctions et s'est engagé à rembourser les sommes perçues.

Selon Le Monde, il a touché 78.408 euros net au titre d'un ancien ancien poste de "conseiller du délégué général" du groupe IGS, ainsi que 73.338 euros net en 2018 et 62.216 en 2019 en tant que président d'honneur du groupe de réflexion Parallaxe.

Très fragilisé dans l'opinion publique en plein conflit social contre la réforme des retraites, l'artisan de la réforme des retraites a reçu samedi le soutien du chef du gouvernement.

Sa "bonne foi est totale", a estimé Édouard Philippe, mettant fin à l'incertitude qui planait sur une possible démission, évoquée par l'intéressé lui-même pour "préserver" sa réforme très décriée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Delevoye déclare 13 mandats, veut continuer à « défendre » le projet de réforme des retraites (Le Monde)
3min

Politique

Lycéens, carburant, agriculteurs : Sébastien Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens supplémentaires

Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le