Delevoye souhaite que le cumul emploi-retraite permette de gagner des points
Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, souhaite "assouplir" le dispositif de cumul emploi-retraite...

Delevoye souhaite que le cumul emploi-retraite permette de gagner des points

Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, souhaite "assouplir" le dispositif de cumul emploi-retraite...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, souhaite "assouplir" le dispositif de cumul emploi-retraite afin de "permettre" aux retraités qui travaillent "d'obtenir des points supplémentaires", explique-t-il dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Ceux qui ont choisi de percevoir leur retraite tout en continuant à travailler n'acquièrent aujourd'hui aucun droit nouveau. Nous réfléchirons avec les partenaires sociaux aux conditions dans lesquelles la reprise d'activité pourrait permettre d'obtenir des points supplémentaires (...) Les dispositifs de cumul emploi-retraite et de retraite progressive sont trop peu utilisés car très encadrés. Nous souhaitons donc les assouplir", déclare M. Delevoye au JDD.

Le haut-commissaire veut également que les stages "soient porteurs de droits, ce qui n'est pas suffisamment le cas à l'heure actuelle".

Revenant sur la question de l'âge légal minimum de départ à la retraite, actuellement fixé à 62 ans, M. Delevoye assure qu'"il n'y a pas de loup" et réaffirme que cet âge sera maintenu, c'est même "une certitude".

"Nous n'avançons pas masqués (...) Conformément aux engagements pris par le président et le Premier ministre le 10 octobre dernier, la réforme engagée repose sur un âge légal minimum de départ à la retraite à 62 ans dans le nouveau système universel", souligne-t-il.

Interrogé sur l'indexation des pensions sur les salaires et non plus sur l'inflation, le haut-commissaire considère que "si les points sont acquis grâce au salaire, ils doivent à (s)on avis évoluer comme les salaires". Mais "les pensions, elles, peuvent évoluer comme l'inflation pour garantir leur pouvoir d'achat ou comme les salaires si on veut partager les fruits de la croissance. C'est une question très politique, qui n'est pas tranchée aujourd'hui", indique-t-il.

Concernant le calendrier de la réforme, "nous nous donnerons au moins cinq ans de préparation entre le moment où la loi sera votée et l'entrée en vigueur du nouveau système", note M. Delevoye.

"Nous terminons le cycle des discussions le 6  mai. Nous serons prêts à remettre nos propositions début juin", précise-t-il. "Mais je suis attentif aux expressions citoyennes nées du grand débat. Si le gouvernement estime qu'il y a des urgences législatives pour y répondre, le calendrier pourrait être décalé."

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le