Délit d’entrave à l’IVG: « où sont les femmes des Républicains? », demande Rossignol
Laurence Rossignol a attaqué jeudi le groupe LR sur l'absence de femmes sur ses bancs, à l'Assemblée nationale, pour débattre de...

Délit d’entrave à l’IVG: « où sont les femmes des Républicains? », demande Rossignol

Laurence Rossignol a attaqué jeudi le groupe LR sur l'absence de femmes sur ses bancs, à l'Assemblée nationale, pour débattre de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Laurence Rossignol a attaqué jeudi le groupe LR sur l'absence de femmes sur ses bancs, à l'Assemblée nationale, pour débattre de l'extension du délit d'entrave à l'IVG, avec "douze hommes pour parler de l'utérus des femmes".

La ministre a également évoqué un "vent mauvais sur les droits des femmes", partout dans le monde.

"Où sont les femmes des Républicains? (...) Vous avez rassemblé douze hommes pour parler de l'utérus des femmes, des grossesses des femmes, des IVG des femmes", a lancé la ministre des Droits des femmes dans la matinée à la droite, représentée lors de ce débat par "le groupe de l'Entente parlementaire pour la famille, les mêmes qui ont fait la guerre contre le mariage pour tous".

"Votre sujet, c'est l'IVG" même, a-t-elle affirmé, alors que les députés LR ont défendu en vain, au nom de la "liberté d'expression", une motion de rejet préalable de la proposition de loi socialiste visant à pénaliser les sites de "désinformation" sur l'IVG.

A la reprise des débats, en début d'après-midi, une députée LR était présente, l'ex-ministre de la Parité Nicole Ameline. Cette élue du Calvados a souligné qu'elle ne s'opposerait pas au texte, bien qu'il pose selon elle "des interrogations légitimes sur la liberté d'expression".

D'après Mme Rossignol, "la voix de celles et ceux qui contestent le principe même du droit à interrompre une grossesse non désirée se fait de plus en plus forte" et "la campagne présidentielle offre évidemment une formidable caisse de résonance à leur discours rétrograde".

Le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon a "soutenu l'investiture par Les Républicains des membres de Sens commun", émanation des anti-mariage pour tous au sein du parti, "dans plusieurs circonscriptions", s'est aussi indignée la ministre.

Elle a également évoqué "un contexte international de montée des conservatismes et des extrémismes religieux qui veulent organiser le contrôle du corps des femmes et de leur sexualité".

"Partout dans le monde, il souffle un vent mauvais sur les droits et libertés des femmes", a ajouté cette partisane de Manuel Valls pour la primaire PS.

Elle a enfin mentionné les premières mesures anti-avortement prises par le président américain Donald Trump, le qualifiant de "misogyne et rageur".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Illustrations Senat
3min

Politique

Municipales : pourquoi le scrutin aura un impact sur les sénatoriales ?

Ils sont près de 162 000, votent à bulletin secret et ne peuvent pas s’abstenir. Députés, élus locaux et surtout représentants des conseils municipaux composent le collège des « grands électeurs », chargés d’élire les sénateurs. Ce mode de scrutin, propre à la Ve République, façonne durablement les équilibres politiques nationaux en donnant un rôle central aux élus locaux et en inscrivant les rapports de force territoriaux au cœur du Parlement.

Le

Paris: vote 1er tour elections municipales
1min

Politique

Municipales 2026 : qu’est ce que la prime majoritaire ?

Le code électoral définit les modalités d’attribution des sièges du conseil municipal, chargé d’élire le maire lors de sa première réunion. Retour sur le principe de la « prime majoritaire », qui permet à la liste arrivée en tête d’occuper la majorité des sièges du conseil municipal.

Le

Illustration of the posters for the 2026 municipal elections
2min

Politique

Municipales 2026 : que risque-t-on en déchirant une affiche électorale ?

A l’approche d’un second tour des élections municipales incertain dans de nombreuses villes, les affiches électorales des candidats sont fréquemment la cible de détracteurs. La loi française interdit pourtant toute atteinte aux affiches électorales : que risque celui qui tague ou déchire une affiche ?

Le