Démission de Collomb : « L’intérim n’est pas possible pour les questions de sécurité » affirme Hollande
« Ce qui à mes yeux ne peut pas être compris, c’est que le ministère de l’Intérieur ne connaisse pas aujourd’hui le nom de son titulaire » affirme François Hollande, invité de Public Sénat.

Démission de Collomb : « L’intérim n’est pas possible pour les questions de sécurité » affirme Hollande

« Ce qui à mes yeux ne peut pas être compris, c’est que le ministère de l’Intérieur ne connaisse pas aujourd’hui le nom de son titulaire » affirme François Hollande, invité de Public Sénat.
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François Hollande est l’invité spécial de Territoires d’Infos sur Public Sénat ce jeudi 4 octobre 2018, en partenariat avec la Presse quotidienne régionale, les télés locales, Les Indés Radios et TV5 Monde. L’ancien chef de l’État a réagi à la démission de Gérard Collomb. Le premier ministre occupe pour l’heure l’intérim du ministère de l’Intérieur.

« Aujourd’hui, c’est le 60e anniversaire de la Constitution de 1958. Pendant toutes ces décennies, des différents au sommet de l’État et des démissions spectaculaires, il y en a eu » rappelle François Hollande. Mais l’ancien Président souligne la singularité du cas Collomb :

« Qu’est qui est inédit dans ce qui vient de se produire ? C’est sûrement la chronique de la crise et son apparent dénuement. Car ce qui à mes yeux ne peut pas être compris, c’est que le ministère de l’Intérieur ne connaisse pas aujourd’hui le nom de son titulaire. L’intérim n’est pas possible pour les questions de sécurité. Il doit être le plus court possible ».

« Je veux croire que dans les heures qui viendront, le nom du prochain ministre de l’Intérieur sera connu » ajoute François Hollande, qui sait bien que « quand il y a des crises, des démissions, c’est toujours une épreuve pour le chef de l’État ».

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Un peu plus loin, le chef de l’État a insisté une nouvelle fois sur l’urgence de la situation. « la question majeure de la sécurité ne peut pas vivre en intérim, ne peut pas être traitée de manière intérimaire ». « La sécurité doit être incarnée. C’est le rôle du ministre de l’Intérieur. Les forces de police, de gendarmerie doivent être commandées » a-t-il appuyé ajoutant : « la fin de la semaine est déjà trop tard »

François Hollande a pris l’exemple de son quinquennat où lui aussi a été confronté à des démissions de ministres. « J’ai toujours traité dans l’instant la question du remplacement. Pour un ministre de l’Intérieur qui a été obligé de démissionner. J’ai immédiatement nommé son successeur dans les heures qui ont suivi ».

Sur la pertinence du choix de Gérard Collomb comme ministre de l’Intérieur, François Hollande n’a pas souhaité répondre, mais donne une grosse indication sur son sentiment. « Il ne vous a pas échappé que je ne l’ai pas choisi comme ministre quand j’étais président de la République ».

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