Avant Pierre de Villiers, d'autres hauts gradés de l'armée française ont démissionné ou ont été limogés dans les quarante dernières années, souvent en raison de divergences sur la réduction des budgets et des effectifs militaires.
Le général Jean Lagarde, chef d'état-major de l'armée de terre depuis le 1er avril 1975, a quitté ses fonctions silencieusement le 30 septembre 1980, six mois avant la limite d'âge. Neuf ans plus tard, il a critiqué implicitement dans les colonnes du Monde la loi de programmation militaire qui avait alors été adopté (1977-1982), déplorant que les gouvernements aient une "fâcheuse tendance à diminuer les crédits" de programmes dits secondaires, comme "les munitions ou les carburants".
Le général Jean Lagarde, chef d'état major de l'armée de terre, en janvier 1975
AFP
Le général Jean Delaunay, qui lui avait succédé le 1er octobre 1980, a lui aussi anticipé son départ, le 9 mars 1983. Il s'était opposé au ministre socialiste de la Défense, Charles Hernu, à propos de la réduction de 10% des effectifs de l'armée de terre, et avait mis en doute l'efficacité de la dissuasion nucléaire.
Le 20 septembre 1985, l'amiral Pierre Lacoste, chef de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, services secrets) a été limogé à la suite de l'affaire du Rainbow Warrior, navire de Greenpeace coulé le 15 juillet précédent par les services secrets dans le port d'Auckland, provoquant la mort d'un photographe portugais.
Le 27 août 1991, le général de corps d'armée Jean Salvan a démissionné de son poste de commandant de la région militaire de l'Atlantique pour protester contre la réduction d'effectifs et de crédits.
Le général Bruno Cuche, chef de l'état-major de l'armée de terre, le 27 novembre 2007 à New Delhi
AFP/Archives
Le 1er juillet 2008, le général Bruno Cuche, chef de l'état-major de l'armée de terre, a démissionné suite à la fusillade intervenue le 29 juin à Carcassonne, quand 17 personnes avaient été blessées par un sergent ayant tiré par erreur à balles réelles lors d'une démonstration publique du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine. "Il y a eu des négligences inacceptables. Elles devront être sanctionnées", avait déclaré le président Nicolas Sarkozy après les faits.
Enfin, sur le plan politique, deux ministres de la Défense ont démissionné: Charles Hernu, le 20 septembre 1985, pour l'affaire du Rainbow Warrior et Jean-Pierre Chevènement, le 29 février 1991 pour s'opposer à la guerre du Golfe. Plus récemment, le 21 novembre 2014 Kader Arif avait démissionné de son poste de ministre délégué aux Anciens combattants suite à l'ouverture d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à ses proches.
Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.
Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.
Les sénateurs ont rendu public, ce mercredi, leurs propositions pour harmoniser les tarifs et conditions d’achats des billets sur le réseau de trains, alors que les opérateurs sont toujours plus nombreux avec l’ouverture à la concurrence. Des propositions que les rapporteurs ont bon espoir de voir reprises par les députés dans le projet de loi-cadre.
Quelques jours après la maîtrise du feu qui a brûlé plus de 40 000 hectares de forêt en Gironde, le Premier ministre se rendra dans le département, le 17 août.