Denis Baupin annonce qu’il va déposer plainte contre ses accusatrices
Denis Baupin a annoncé son intention de déposer des plaintes pour dénonciation calomnieuse en réponse aux accusations d'agressions sexuelles qui...

Denis Baupin annonce qu’il va déposer plainte contre ses accusatrices

Denis Baupin a annoncé son intention de déposer des plaintes pour dénonciation calomnieuse en réponse aux accusations d'agressions sexuelles qui...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Denis Baupin a annoncé son intention de déposer des plaintes pour dénonciation calomnieuse en réponse aux accusations d'agressions sexuelles qui l'ont visé et une autre plainte pour diffamation contre le parti Europe Écologie-Les Verts, a-t-on appris mardi auprès de son avocat.

Ces plaintes seront déposées "en fin de semaine", a fait savoir Me Emmanuel Pierrat, qui confirmait des déclarations du député écologiste (ex-EELV) au JDD.fr.

Cette contre-offensive intervient au lendemain du classement sans suite par le parquet de Paris, pour prescription, de l'enquête pour agressions et harcèlement sexuels qui visait Denis Baupin.

L'affaire avait éclaté en mai après les premières accusations, dans la presse, portées contre le député par huit femmes dont quatre élues écologistes, Isabelle Attard, Annie Lahmer, Elen Debost et Sandrine Rousseau.

Le député a annoncé son "intention de déposer quatre plaintes pour dénonciation calomnieuse" contre ses "accusatrices, qui permettront de lever toute ambiguïté sur le fait que les accusations étaient avérés ou pas".

Ces plaintes sont déposées contre X mais elles visent les accusations des quatre élues écologistes, a précisé l'avocat.

Les élus écologistes Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Annie Lahmer et Elen Debost lors d'un conférence de presse le 7 mars 2017 à Paris, au lendemain du classement sans suite de l'enquête visant Denis Baupin pour des faits de harcèlement sexuel à leur
Les élus écologistes Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Annie Lahmer et Elen Debost lors d'un conférence de presse le 7 mars 2017 à Paris, au lendemain du classement sans suite de l'enquête visant Denis Baupin pour des faits de harcèlement sexuel à leur encontre
AFP

Denis Baupin va également déposer plainte en diffamation contre EELV, qu'il avait quitté en avril 2016, a ajouté Me Pierrat. "L'affaire Baupin ce n'est pas une affaire de harcèlement sexuel, mais une opération de diffamation en bande organisée", a estimé le député dans le Journal du dimanche (JDD).

Son avocat avait déjà porté plainte pour diffamation au lendemain des révélations de Mediapart et France Inter le 9 mai.

Lundi, après dix mois d'enquête, le parquet a estimé dans sa décision que si "les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d'entre eux susceptibles d'être qualifiés pénalement (...), ils sont cependant prescrits".

M. Baupin, qui avait démissionné de son poste de vice-président à l'Assemblée nationale à la suite de cette affaire, a accueilli avec "satisfaction" la décision du parquet, tout en soulignant par la voix de son avocat "que la prescription s'appliquant à certaines des accusations constitue une entrave au rétablissement de la vérité alors même que son nom et son honneur ont été bafoués".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le