Denis Baupin a annoncé son intention de déposer des plaintes pour dénonciation calomnieuse en réponse aux accusations d'agressions sexuelles qui l'ont visé et une autre plainte pour diffamation contre le parti Europe Écologie-Les Verts, a-t-on appris mardi auprès de son avocat.
Ces plaintes seront déposées "en fin de semaine", a fait savoir Me Emmanuel Pierrat, qui confirmait des déclarations du député écologiste (ex-EELV) au JDD.fr.
Cette contre-offensive intervient au lendemain du classement sans suite par le parquet de Paris, pour prescription, de l'enquête pour agressions et harcèlement sexuels qui visait Denis Baupin.
L'affaire avait éclaté en mai après les premières accusations, dans la presse, portées contre le député par huit femmes dont quatre élues écologistes, Isabelle Attard, Annie Lahmer, Elen Debost et Sandrine Rousseau.
Le député a annoncé son "intention de déposer quatre plaintes pour dénonciation calomnieuse" contre ses "accusatrices, qui permettront de lever toute ambiguïté sur le fait que les accusations étaient avérés ou pas".
Ces plaintes sont déposées contre X mais elles visent les accusations des quatre élues écologistes, a précisé l'avocat.
Les élus écologistes Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Annie Lahmer et Elen Debost lors d'un conférence de presse le 7 mars 2017 à Paris, au lendemain du classement sans suite de l'enquête visant Denis Baupin pour des faits de harcèlement sexuel à leur encontre
AFP
Denis Baupin va également déposer plainte en diffamation contre EELV, qu'il avait quitté en avril 2016, a ajouté Me Pierrat. "L'affaire Baupin ce n'est pas une affaire de harcèlement sexuel, mais une opération de diffamation en bande organisée", a estimé le député dans le Journal du dimanche (JDD).
Son avocat avait déjà porté plainte pour diffamation au lendemain des révélations de Mediapart et France Inter le 9 mai.
Lundi, après dix mois d'enquête, le parquet a estimé dans sa décision que si "les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d'entre eux susceptibles d'être qualifiés pénalement (...), ils sont cependant prescrits".
M. Baupin, qui avait démissionné de son poste de vice-président à l'Assemblée nationale à la suite de cette affaire, a accueilli avec "satisfaction" la décision du parquet, tout en soulignant par la voix de son avocat "que la prescription s'appliquant à certaines des accusations constitue une entrave au rétablissement de la vérité alors même que son nom et son honneur ont été bafoués".
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