Denormandie: le manque de démocratie à En Marche, « un faux procès »
Le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires Julien Denormandie a qualifié de "faux procès" la "critique" émise contre le...

Denormandie: le manque de démocratie à En Marche, « un faux procès »

Le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires Julien Denormandie a qualifié de "faux procès" la "critique" émise contre le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires Julien Denormandie a qualifié de "faux procès" la "critique" émise contre le manque supposé de démocratie interne au sein de La République en marche, qui devrait prochainement élire Christophe Castaner à sa tête.

"Je persiste à dire que c'est un faux procès fait à En Marche", a déclaré M. Denormandie sur BFMTV dimanche, en rappelant notamment que "les statuts" du parti présidentiel "ont été soumis à tous les adhérents" durant l'été.

M. Denormandie, qui a rappelé avoir passé "de nombreuses heures" à travailler sur ces statuts lorsqu'il était directeur général du parti, était notamment interpellé sur l'élection programmée de Christophe Castaner à la direction de La République en marche, après avoir été adoubé par l'Elysée.

"Je trouve ça extraordinaire cette critique de dire qu'il y a un seul candidat", s'est-il insurgé, en contestant que cela soit le fruit du "fait du roi", à savoir Emmanuel Macron.

"Mais il faudrait se réjouir d'avoir un candidat plutôt que de se poser toujours la question de sa légitimité", a-t-il rétorqué.

La République en marche élira formellement M. Castaner lors d'un vote à main levée le 18 novembre à Lyon, pour la Convention du parti.

"Prenez le Parti socialiste aujourd'hui, vous avez 28 co-présidents et peut-être autant de lignes politiques différentes", a renchéri M. Denormandie, en allusion à la direction collégiale du PS.

"Prenez Les Républicains aujourd'hui, vous avez des débats qui ont duré des semaines pour savoir s'il fallait exclure des membres de ce parti qui participent au projet d'Emmanuel Macron (dont le Premier ministre Edouard Philippe, ndlr). Alors qu'au même moment vous avez un des leurs (l'ancien député Thierry Mariani, ndlr) qui se vante sur les réseaux sociaux de voir pour la 5e fois le président Bachar al-Assad en deux ans", a-t-il encore poursuivi, en vantant à l'inverse la "cohérence" au sein de La République en marche.

Pour lui, la candidature unique de M. Castaner suscite donc "un faux débat".

"Il y a la grande majorité (des adhérents, ndlr) qui pense que Christophe Castaner incarne les valeurs d'En Marche", a-t-il insisté, en soulignant que l'actuel porte-parole du gouvernement a "l'ADN d'En Marche, il fera qu'En Marche reste un mouvement politique et pas un parti politique" en restant centré sur "la notion d'utilité" et sur "les adhérents sur le terrain".

Partager cet article

Dans la même thématique

Denormandie: le manque de démocratie à En Marche, « un faux procès »
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

Denormandie: le manque de démocratie à En Marche, « un faux procès »
6min

Politique

Crise du Groenland : "Quand l'Europe montre ses muscles, Trump recule" se félicite l'eurodéputé Bernard Guetta

La tension est redescendue après l'inquiétante escalade de Donald Trump sur le Groenland. Mais l’épisode n’est peut-être pas clos, tant le contenu du fameux accord conclu à Davos reste opaque. Il a laissé des traces et beaucoup de questions. Emmanuel Macron parle d'un appel à un réveil stratégique pour les 27. À l'inverse, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde les Européens contre toute tentation de divorce. Alors jusqu’où devons-nous et pouvons-nous nous émanciper des États-Unis ? Faut-il en particulier s’empresser de ratifier l'accord commercial conclu au mois de juillet ? Ici l'Europe ouvre le débat avec les eurodéputés Bernard Guetta (France, Renew), Zeljana Zovko (Croatie, PPE) et Rasmus Nordqvist (Danemark, Verts/ALE).

Le

Paris: Auditions candidats elections Mairie de Paris sur l exclusion
8min

Politique

Vent de fronde chez Les Ecologistes pour les municipales : une « manœuvre » de « déstabilisation » de LFI, dénonce le sénateur Thomas Dossus

A Paris, Montpellier ou Avignon, quelques élus des Ecologistes prennent leur distance avec le parti pour rejoindre LFI. Ils dénoncent la stratégie d’alliance locale avec le PS. « C’est marginal », minimise le sénateur Thomas Dossus, qui y voit un mouvement d’humeur « opportuniste » de certains. Malgré les tensions, il espère encore des rapprochements avec les Insoumis au second tour.

Le

Deplacement de Anne Rubinstein a Epide de Lyon Meyzieu
6min

Politique

Violence dans le périscolaire : « l’omerta » au cœur de la bataille municipale parisienne

Depuis plusieurs mois, les signalements d’agressions sexuelles et de comportements suspects se multiplient dans le périscolaire. L’enquête de Cash Investigation en a révélé les failles, derrière ce service public du quotidien, fréquenté chaque jour par des millions d’enfants, se dessine un système fragilisé, miné par la précarité des personnels, des contrôles défaillants et une responsabilité politique désormais au cœur de la bataille municipale parisienne.

Le