Denormandie: « les marchands de sommeil seront traités comme des trafiquants »
Le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, annonce que pour lutter contre le fléau des marchands de...

Denormandie: « les marchands de sommeil seront traités comme des trafiquants »

Le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, annonce que pour lutter contre le fléau des marchands de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, annonce que pour lutter contre le fléau des marchands de sommeil ces derniers seront désormais considérés comme "des criminels, des trafiquants", dans un entretien au Parisien publié vendredi.

"Aujourd’hui on est face à un fléau : de plus en plus de personnes se spécialisent dans le business de la misère dans notre pays en louant des logements insalubres", s'alarme le secrétaire d'Etat.

"Chaque année, 3 .000 arrêtés d’insalubrité sont prononcés mais seulement 80 à 90 marchands de sommeil sont finalement condamnés ! Pour briser cette impunité intolérable, nous allons inclure un plan inédit contre ces propriétaires voyous dans le projet de loi Logement en discussion", annonce-t-il.

Et d'expliquer : "Nous allons considérer ces marchands de sommeil pour ce qu’ils sont, des criminels au même titre que les trafiquants de drogue, d’armes, de fausse monnaie, de tabac, d’alcool ou de contrefaçon. Pour qu'on puisse lutter plus efficacement contre ces commerçants de la misère, ils doivent être reconnus comme des trafiquants par nos textes de loi".

Et "concrètement, nous allons modifier le Code général des impôts, élargir le champ d’application de son article 1649 en créant une présomption de revenus imputable aux marchands de sommeil. Cela va permettre à la justice de présumer qu’ils ont perçu de l’argent de la location illégale de leur logement insalubre".

"Cela change tout, poursuit M. Denormandie, car, en renversant la charge de la preuve, il revient au marchand de sommeil de prouver qu’il n’a pas perçu de telles ressources".

Si le secrétaire d'Etat reconnaît l'existence "de sanctions pénales et administratives", dans les faits déplore-t-il "beaucoup ne sont pas condamnés car ils créent une insolvabilité apparente pour ne pas payer d’amende".

"Cela ne sera plus possible. Notre but est de taper là où ça fait le plus mal : au portefeuille. Ce juteux business doit cesser", conclut Julien Denormandie qui précise "qu’il existe en France quelque 200.000 logements insalubres".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Paris Emmanuel Macron Leads National Tribute Ceremony for Lionel Jospin at Les Invalides
3min

Politique

Sondage : Emmanuel Macron toujours aussi impopulaire, Sébastien Lecornu fléchit légèrement

À un an de la fin de son deuxième mandat, le chef de l’État est encore considéré comme un mauvais président par 74% des Français, selon le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat. Une impopularité chronique depuis la dissolution de 2024. Plus à son avantage, à 33% de popularité, Sébastien Lecornu voit sa cote légèrement baisser par rapport au mois dernier.

Le

Paris: Conseil des Ministres Elysee
3min

Politique

Sondage : la présidentielle a déjà commencé pour une majorité de Français, qui approuvent l’organisation de primaires pour désigner les candidats

70% des Français estiment que la campagne en vue de la présidentielle 2027 est déjà lancée, d’après le baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat. Une large majorité, tous bords politiques confondus, juge aussi positivement l’organisation de primaires pour départager les concurrents d’un même camp, tandis que leur choix se fera en « priorité » sur la base du programme et de la personnalité des candidats.

Le

FRA – RN – LEGISLATIVES – CONF DE PRESSE BARDELLA
4min

Politique

Popularité : Jordan Bardella en baisse, mais toujours en tête, Bally Bagayoko fait jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon, selon notre sondage Odoxa

La patron du Rassemblement national perd trois points dans le dernier baromètre d’Odoxa pour Public Sénat, mais domine toujours le classement de popularité des personnalités politiques devant Marine le Pen. Un palmarès au sein duquel le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko fait une entrée remarquée, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon. De leur côté, Gabriel Attal et Bruno Retailleau enregistrent la meilleure percée du mois d’avril et se rapprochent d’Édouard Philippe.

Le