Départ de Jean-Pierre Raffarin : « un pincement au cœur » pour les sénateurs LR
 Une page se tourne au groupe LR du Sénat. Jean-Pierre Raffarin annonce aujourd’hui qu’il quitte la « vie politique élective » pour  lancer son ONG « Leaders for Peace ». Au groupe LR du Sénat, on salue une « personnalité marquante » et un homme qui a eu un  « rôle stabilisateur » pour le parti.

Départ de Jean-Pierre Raffarin : « un pincement au cœur » pour les sénateurs LR

 Une page se tourne au groupe LR du Sénat. Jean-Pierre Raffarin annonce aujourd’hui qu’il quitte la « vie politique élective » pour  lancer son ONG « Leaders for Peace ». Au groupe LR du Sénat, on salue une « personnalité marquante » et un homme qui a eu un  « rôle stabilisateur » pour le parti.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

« Je veux me consacrer aux grands sujets de la politique étrangère, notamment de la paix. Je pense que la plus grande des politiques c’est celle qui amène la paix et qui combat les guerres ». Voilà pour la suite de la vie politique de Jean-Pierre Raffarin  (voir la vidéo complète). Ancien Premier ministre de Jacques Chirac entre 2002 et 2005, il est élu sénateur de la Vienne pour la première fois en 1997. Il sera réélu, sans discontinuer, à la Haute assemblée après son passage à Matignon.

Exclusivité. Raffarin: "C'est le bon âge pour tenter de nouvelles aventures"
03:32

Mais voilà à 69 ans, « une page se tourne » pour le président de la commission des Affaires étrangères et la Défense du Sénat comme le fait remarquer, le sénateur LR Roger Karoutchi. « À un moment où la droite doit se reconstruire ». « Il veut une autre vie et je peux le comprendre, il a tout donné ».

Roger Karoutchi: au sujet démission de Jean-Pierre Raffarin: "c'est une page qui se tourne"
00:40

Son collègue au groupe LR, le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin a lui « un pincement au cœur » après avoir appris la nouvelle. D’autant que Jean-Claude Gaudin a annoncé que lui aussi abandonnait son mandat de sénateur à l’automne et ne se représentera pas non plus à la mairie en 2020. Il n’en faut pas plus pour associer son parcours politique à celui de Jean-Pierre Raffarin. Au Sénat, « il y a un respect, une authenticité de celles et ceux qui ont des racines dans les territoires. Aujourd’hui, il y a beaucoup de députés. Ont-ils des racines ? Où n’ont-ils été élus que sur un seul nom ? Et bien, Raffarin et moi-même et quelques autres, nous avons monté au fur et à mesure les échelons de la vie politique. On peut en être fier. En tout cas, moi j’en suis fier et pour lui et pour moi ». (voir la vidéo de tête)

À la tête de la commission des Affaires étrangères et de la Défense depuis 2014, Jean-Pierre Raffarin sera remplacé le 12 juillet prochain  par le sénateur LR Christian Cambon, actuellement le premier vice-président de la commission. Christian Cambon s’est dit « ému par le départ de Jean-Pierre Raffarin qui est une personnalité tellement marquante dans cette maison (…) Il m’a tellement appris, tellement aidé à trouver ma place et à exercer ces nouvelles responsabilités ».

Christian Cambon succèdera à Jean-Pierre Raffarin comme président de la commission des Affaires étrangères du Sénat
01:38

Le président du groupe Les Républicains du Sénat, Bruno Retailleau a confié que Jean-Pierre Raffarin « l’avait tenu « dans la confidence depuis une dizaine de jours ». Il a tenu également à écarter l’hypothèse d’un départ de Jean-Pierre Raffarin lié aux difficultés que rencontre actuellement le parti. « « Pendant la dernière campagne présidentielle, il a toujours apporté une voix apaisante et a eu un rôle stabilisateur. Son choix est mûrement réfléchi et ne dépend pas de la conjoncture politicienne française. » a insisté Bruno Retailleau.

La retraite de Jean-Pierre Raffarin ne s'explique pas par "la conjoncture politicienne" selon Bruno Retailleau
01:35

Partager cet article

Dans la même thématique

Départ de Jean-Pierre Raffarin : « un pincement au cœur » pour les sénateurs LR
5min

Politique

Choose France 2026 : « Choisir la France », un pari gagnant pour les investisseurs étrangers selon Roland Lescure, ministre de l’Économie

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement économique mondial et l’approche de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, l’édition 2026 du sommet Choose France bat tous les records. Avec 93 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés, le gouvernement voit dans cette neuvième édition la confirmation de l’attractivité retrouvée du territoire français. Au micro de Public Sénat, le ministre de l’économie Roland Lescure a défendu le bilan d’une politique menée depuis près d’une décennie pour faire de la France une terre d’accueil privilégiée des capitaux étrangers.

Le

Départ de Jean-Pierre Raffarin : « un pincement au cœur » pour les sénateurs LR
3min

Politique

Loi de programmation militaire : la droite sénatoriale a voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement », justifie Cédric Perrin

Au lendemain d’une séance rocambolesque, où la droite sénatoriale a échoué à faire porter l’effort supplémentaire à 50 milliards d’euros dans la loi de programmation militaire, pour finalement s’opposer aussi à la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans le texte initial, le président de la commission de la défense, Cédric Perrin a justifié la position de son groupe devant la presse.

Le

Départ de Jean-Pierre Raffarin : « un pincement au cœur » pour les sénateurs LR
3min

Politique

Déjeuner d’Annie Genevard en présence de Xenia Fedorova : « Symptomatique de la porosité entre une partie de la droite et l’extrême droite », tacle Laurence Rossignol

Suite aux révélations de la présence de la ministre de l’Agriculture à un déjeuner récent de l’Institut de l’Espérance, cercle de réflexion lancé par le milliardaire ultraconservateur, Vincent Bolloré, où figurait parmi les invités, Xenia Fedorova, propagandiste du Kremlin, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol a demandé des explications au gouvernement.

Le