Départementales : dernier département communiste de France, le Val-de-Marne bascule à droite
Selon les premiers résultats, le département du sud de Paris tombe dans l’escarcelle de la droite après des décennies de gestion communiste.

Départementales : dernier département communiste de France, le Val-de-Marne bascule à droite

Selon les premiers résultats, le département du sud de Paris tombe dans l’escarcelle de la droite après des décennies de gestion communiste.
Public Sénat

Par Pierre Maurer

Temps de lecture :

2 min

Publié le

C’est l’un des principaux évènements de ce second tour des élections régionales et départementales. La chute finale. Dernier département communiste de France, le Val-de-Marne a basculé à droite ce dimanche. Déjà lors des municipales 2020, les communistes avaient perdu des cités stratégiques, comme Champigny-sur-Marne, et le changement de couleur politique du département était annoncé.

Dans un effet domino, le LR Olivier Capitanio l’emporte donc face au président PCF sortant, Christian Favier. « C’est une victoire qui s’est construite dans le temps. Sans les victoires aux municipales, il n’y aurait pas eu ce soir de victoire aux départementales », a commenté le sénateur UDI Laurent Lafon. Selon les premiers résultats, la droite gagnerait dans plusieurs cantons clé, lui permettant de prendre la majorité départementale. L’entourage du président sortant a reconnu la victoire de leur opposition. Porte-Parole du PCF, Ian Brossat a rendu hommage à Christian Favier sur le plateau de France 3. « Christian Favier est un grand Monsieur. Je lui garderai mon admiration. Si on avait plus d’élus comme lui, on n’aurait peut-être pas autant d’abstention », a-t-il affirmé.

« Les Val-de-Marnais ont fait le choix d’une majorité de droite pour le département », constate « avec regret » ce dimanche soir dans un communiqué la Fédération PS du Val-de-Marne.

« Le Val-de-Marne se réveillera demain avec un Conseil départemental de droite. Une union large de la gauche et des écologistes aurait peut-être pu éviter ce basculement. Merci à Christian Favier pour son action inlassable. Le combat continu », a écrit dans la foulée sur Twitter Sophie Taillé Polian, la sénatrice du Val-de-Marne et coordinatrice nationale de Génération.S.

 

A droite, la présidente de la région Ile-de-France, jubile après sa propre victoire. « Et une autre très bonne nouvelle ce soir : la droite républicaine fait basculer le dernier département communiste de France, le Val-de-Marne ! Un grand bravo à tous nos valeureux élus qui depuis des décennies défendent leurs convictions face à des vents parfois violents », a écrit sur Twitter Valérie Pécresse.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Renaud Muselier
2min

Politique

[Info Public Sénat] Renaud Muselier rejoint le groupe centriste du Sénat : « Quand vous avez un président de groupe qui s’appelle Marseille… »

Elu dimanche sénateur Renaissance des Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier n’ira pas au groupe RDPI, où siègent les membres du parti de Gabriel Attal, mais au sein du groupe Union centriste, qui change au passage de nom, pour « UCI, Union centriste et indépendants », annonce celui qui était jusqu’ici président de la région PACA.

Le

Montpellier: Robert Menard at the criminal court
4min

Politique

Colère lycéenne : Bruno Retailleau suggère de dissoudre LFI. Est-ce possible ?

Le mouvement lycéen ne faiblit pas et s’accompagne parfois de violences et de dégradations. Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau y voit l’influence de La France insoumise, qu’il accuse « d’organiser l’insurrection ». Le sénateur de Vendée a donc suggéré « l’interdiction » du parti de Jean-Luc Mélenchon. Si la dissolution d’un parti politique est possible en droit, elle pose une question démocratique.

Le

Festival Terre de Jim : Deplacement Edouard Philippe
6min

Politique

Retraite à 65 ans : la stratégie du « courage politique » d'Édouard Philippe peut-elle être payante ?

À la peine dans les sondages au point de disparaître de la photographie du second tour de la présidentielle dans les dernières enquêtes, Édouard Philippe a présenté sa réforme des retraites, attendue depuis des mois. Une réforme qui propose un « allongement progressif » de l'âge de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation. La mesure « ne va pas faire augmenter sa cote de popularité », pressent son entourage, qui fait le pari de la responsabilité et du courage.

Le