Départements-Métropoles : la fusion qui inquiète
À la mairie du 5e arrondissement de Paris, les présidents des départements de France étaient réunis pour une réunion de travail autour de la fusion des instances départementales et communales. Une volonté d’Emmanuel Macron qui souhaite s’inspirer de l’exemple du grand Lyon.

Départements-Métropoles : la fusion qui inquiète

À la mairie du 5e arrondissement de Paris, les présidents des départements de France étaient réunis pour une réunion de travail autour de la fusion des instances départementales et communales. Une volonté d’Emmanuel Macron qui souhaite s’inspirer de l’exemple du grand Lyon.
Public Sénat

Par Public Sénat avec l'AFP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Présent aux côtés de l’assemblée des départements de France, le président du Sénat a bien écouté l’intervention d’Emmanuel Macron, hier soir.

Le chef de l’État a promis « de s’appuyer sur toutes les forces du progrès et de la réforme, les associations, les élus locaux, dans tous nos territoires. Et en particulier nos maires, qui sont les premiers porteurs de la République du quotidien. »

« J’ai retrouvé les paroles que le matin même nous avions échangées sur le rôle et la place irremplaçables du maire. Ce qui ne veut pas dire que n’avons pas d'évolution à faire. Mais jamais en ignorant la réalité de la proximité. C’est la commune et le département » a-t-il confié.

Le thème de la réunion de travail de l’ADF était : « Les nouveaux enjeux de la relation Départements - Métropoles pour la décentralisation ». Au lendemain d'une réunion d'Emmanuel Macron avec cinq présidents de métropoles, plusieurs présidents de départements avaient dénoncé début octobre le « projet » supposé de l'exécutif de transférer aux métropoles les compétences départementales à l'intérieur de leur périmètre.

 

Le contentieux entre l'État et les collectivités est lourd depuis le début du quinquennat : coupes dans les emplois aidés, coût exponentiel des aides sociales pour les départements, suppression de la taxe d'habitation sans que la compensation pour les communes soit clairement définie, limitation des dépenses des principales collectivités.

« À court terme, comment on aide les départements les plus en difficulté à payer les charges sociales (…) comment l’État nous aide à gérer ce flux des mineurs non-accompagnés (…) Ce sont des gestes sur lesquels le chef de l'Etat  a indiqué hier que nous pourrions avoir des réponses dans un délai d’environ trois semaines » a rappelé le président des départements de France, Dominique Bussereau.

Invité de France Inter, la nouvelle ministre Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, a quant à elle, assuré être « en train de travailler ». « Nous allons trouver une solution pour répondre à leurs préoccupations ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
4min

Politique

Sondage : Edouard Philippe bondit, l’ex-Premier ministre désormais favori pour 2027

Edouard Philippe apparaît dans le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale comme le seul candidat susceptible de se qualifier au second tour de la présidentielle face à un Jordan Bardella ultradominant. L’ancien Premier ministre enregistre une progression spectaculaire de huit points, et prend ainsi le large sur d’autres compétiteurs, comme le social-démocrate Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, le patron des LR. Surtout, il est désormais en position de battre le RN au second tour.

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Administration Trump : après les soupçons de délits d’initiés, les questions posées par des transactions sur Polymarket

À chaque revirement de Donald Trump - et ils sont nombreux - des transactions suspectes sont repérées par des analystes financiers. Si aucun délit d’initié n’a pour le moment été identifié, l’essor de sites comme Polymarket qui permettent de parier sur des événements géopolitiques notamment, soulèvent des questions de régulation.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le