Déplacement à Las Vegas: Macron refuse de commenter « des péripéties du quotidien »
Emmanuel Macron a refusé samedi, à l'issue du G20, de commenter l'affaire qui fragilise la ministre du Travail Muriel Pénicaud et...

Déplacement à Las Vegas: Macron refuse de commenter « des péripéties du quotidien »

Emmanuel Macron a refusé samedi, à l'issue du G20, de commenter l'affaire qui fragilise la ministre du Travail Muriel Pénicaud et...
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Emmanuel Macron a refusé samedi, à l'issue du G20, de commenter l'affaire qui fragilise la ministre du Travail Muriel Pénicaud et qui concerne un déplacement à Las Vegas en 2016 du ministre de l’Économie qu'il était alors, évoquant des "péripéties du quotidien".

Interrogé sur le fait de savoir si Mme Pénicaud gardait toute sa confiance après l'ouverture vendredi d'une information judiciaire pour "favoritisme" dans l'organisation de ce déplacement, M. Macron a rappelé, lors de sa conférence de presse de clôture du sommet du G20 à Hambourg (Allemagne), avoir "posé des règles claires" sur son expression à l'étranger.

"Donc, moi, quand je les pose, je les respecte. Parce que, objectivement, nous sommes ici sur des sujets essentiels qui méritent mieux que les commentaires d'actualité", a-t-il répliqué.

"Tout ce dont on parle est vital pour notre peuple, aujourd'hui et demain. Vous parlez des péripéties du quotidien dans notre pays. Il ne m'appartient pas, ici, de les commenter", a-t-il ajouté.

M. Macron a précisé qu'il n'aurait pas fait davantage de commentaires à Paris, "parce qu'un président de la République ne commente pas, et a fortiori parce qu'un président de la République ne commente pas l'actualité judiciaire".

"Au vu des premiers éléments de l'enquête préliminaire" ouverte le 13 mars, le parquet de Paris a ouvert vendredi d'une information judiciaire contre X pour "favoritisme et recel de favoritisme".

La ministre du Travail a déclaré vendredi dans un communiqué succinct "prendre acte" de l'ouverture de cette procédure et a maintenu "avec la plus grande fermeté (n'avoir) rien à se reprocher".

L'agence publique Business France, dont Mme Pénicaud était à l'époque directrice générale, est soupçonnée d'avoir enfreint la réglementation sur les marchés publics en ne faisant pas d'appel d'offres pour l'organisation de ce déplacement à Las Vegas de M. Macron, confiée au géant de la communication Havas en décembre 2015.

Au centre de l'affaire: une soirée, le 6 janvier 2016, à Las Vegas, en plein Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l'innovation technologique, au cours de laquelle M. Macron avait rencontré des dirigeants de start-up françaises.

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