Déplacement à Las Vegas: Rugy a « confiance » en Pénicaud et en la justice
Le président de l'Assemblée, François de Rugy, a affiché dimanche, à la veille du démarrage de l'examen de la réforme du travail,...

Déplacement à Las Vegas: Rugy a « confiance » en Pénicaud et en la justice

Le président de l'Assemblée, François de Rugy, a affiché dimanche, à la veille du démarrage de l'examen de la réforme du travail,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le président de l'Assemblée, François de Rugy, a affiché dimanche, à la veille du démarrage de l'examen de la réforme du travail, sa "confiance en madame Pénicaud et dans la justice" concernant l'enquête autour du déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas.

Comme on lui demandait si la ministre du Travail était toujours en situation de conduire ces discussions au Parlement compte tenu de cette affaire, M. de Rugy a répondu, lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI: "Oui". "J'ai confiance en madame (Muriel) Pénicaud et dans la justice"

L'ex-écologiste rallié à REM a souligné n'avoir, surtout comme "président de l'Assemblée", "pas vocation à commenter des procédures judiciaires, surtout quand ce ne sont que des enquêtes préliminaires".

Après une enquête préliminaire ouverte mi-mars, une information judiciaire a pris le relais vendredi.

"La seule chose qui m'importe, c'est qu'il n'y ait pas d'obstruction à la justice. Il n'y en a pas du côté du gouvernement et du président de la République, la preuve. Surtout qu'il n'y en ait pas non plus de la part de personnes mises en cause, c'est déjà arrivé, dans le passé assez récent, que des personnes mises en cause refusent de se rendre à des convocations de justice", a ajouté le député de Loire-Atlantique dans une allusion au FN.

Il a par ailleurs rappelé la règle réaffirmée à plusieurs reprises par le Premier ministre Edouard Philippe, en vertu de laquelle tout ministre qui serait mis en examen devrait démissionner.

Invité à réagir au refus d'Emmanuel Macron de commenter l'affaire Las Vegas, mise dans la catégorie "des péripéties du quotidien" à l'issue du G20 samedi à Hambourg, M. de Rugy a jugé fondé que "le président de la République, dans une conférence de presse internationale à l'occasion d'un sommet à l'étranger" ne "réponde pas à une question de ce type".

Quant à la réforme du Code du travail, le président de l'Assemblée a jugé qu'"il y a un peu de pédagogie à faire sur les procédures parlementaires", car les ordonnances n'ont "rien à voir avec le 49.3" et le Parlement n'est pas "squeezé", mais peut amender, déjà "en commission des Affaires sociales, il y a eu plus de 250 amendements", et "il va y avoir un débat en séance publique", avant le Sénat.

Rappelant que l'exécutif veut faire voter la loi d'habilitation avant la fin de la session extraordinaire, il a déclaré qu'il y a la volonté "sans doute de la majorité des sénateurs d'aboutir à un compromis avec les députés, ce qui permettra d'aller assez vite".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déplacement à Las Vegas: Rugy a « confiance » en Pénicaud et en la justice
4min

Politique

Centres-villes : « Je suis inquiet de voir que tous les commerces disparaissent. Que va devenir notre ville ? » L’appel d’un retraité aux sénateurs.

Jean-Claude Ducarois, 81 ans, retraité à Pont-de-Buislès, livre ses préoccupations. Dans sa commune du Finistère, le dernier commerce alimentaire, une petite supérette, a fermé ses portes quelques semaines seulement après la station-service. Comment inverser la tendance, et que peuvent les élus ? Quentin Calmet pose la question aux sénateurs invités de l’émission Dialogue citoyen.

Le

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le