Déplacement de Macron en Nouvelle-Calédonie : « Il faut que cela serve d’électrochoc »

Quelques minutes avant les questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le président du groupe centriste est revenu sur la visite éclair du chef de l’Etat en Nouvelle-Calédonie.
Rédaction Public Sénat

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Emmanuel Macron est attendu mercredi soir en Nouvelle-Calédonie pour tenter de désamorcer la crise et relancer le dialogue entre deux camps qui semblent irréconciliables après plusieurs jours de violences en lien avec le projet de révision constitutionnelle visant à dégeler le corps électoral aux élections provinciales. Une révision que les indépendantistes ne veulent pas entendre parler car selon eux, elle diluerait l’identité kanake dans les institutions.

« Il faut que cela serve d’électrochoc » […] Puisse sa visite remettre tout le monde autour de la table », a espéré Hervé Marseille, président du groupe centriste, au micro de Public Sénat. Le chef de l’Etat doit aussi mettre en place une mission de dialogue composée de trois hauts fonctionnaires, Éric Thiers, un de ses ex-conseillers, Frédéric Potier, conseiller de l’ex-Premier ministre Manuel Valls, et Rémi Bastille, préfet, tous trois à bord de l’avion présidentiel.

« La mission, c’est la mission Macron et le prolongement de cette mission sont les hauts fonctionnaires qui l’accompagnent », a commenté Hervé Marseille qui rappelle que la solution « ne peut être que politique ». « C’est-à-dire un accord sur le dégel du corps électoral, la citoyenneté et puis surtout une perspective institutionnelle avec une nouvelle date de référendum (sur l’indépendance). Les loyalistes disent 50 ans, les indépendantistes disent 10 ans. Entre les deux, il y a de la marge. On doit pouvoir trouver un accord ».

Alors que l’exécutif avait prévu de convoquer le Congrès à la fin du mois de juin pour approuver la révision constitutionnelle, Hervé Marseille estime « que ces délais sont trop contraints ». « Je pense qu’il faut se donner du temps. A partir d’un accord conclu localement on pourra faire la réforme (constitutionnelle). On aurait le temps d’ici la fin de l’année de voter un nouveau texte et de réunir le Congrès », analyse-t-il.

 

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