Députés et Assemblée visés: entrée symbolique unie des patrons des groupes politiques
Des députés, jusqu'au président de l'Assemblée, victimes de violences, et le Palais Bourbon cible samedi de manifestants : les...

Députés et Assemblée visés: entrée symbolique unie des patrons des groupes politiques

Des députés, jusqu'au président de l'Assemblée, victimes de violences, et le Palais Bourbon cible samedi de manifestants : les...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Des députés, jusqu'au président de l'Assemblée, victimes de violences, et le Palais Bourbon cible samedi de manifestants : les patrons des groupes de l'Assemblée, de Christian Jacob (LR) à Jean-Luc Mélenchon, ont marqué leur "unité" par une entrée ensemble, mardi, dans l'hémicycle, derrière Richard Ferrand.

"Ces actes inacceptables portent atteinte à la République et la démocratie, tout comme les actes de racisme et d'antisémitisme, radicalement contraires aux valeurs de la République, que nous ne tolèrerons jamais", a lancé Richard Ferrand (LREM), accompagné au travers de la haie d'honneur de la garde républicaine et jusqu'au pied du "perchoir", pour la séance des questions au gouvernement.

L'ensemble des députés, ainsi que les membres du gouvernement, se sont levés pour applaudir.

Devant les députés LREM plus tôt, le Premier ministre Édouard Philippe avait évoqué "une menace pour la République et la démocratie". "Face à ce désordre, il ne faut pas laisser penser que nous soyons circonspects et indécis", avait-il plaidé, selon un participant. Il a redit dans l'hémicycle sa "condamnation des violences qui émaillent le débat public dans le pays".

En début de séance au Sénat, son président Gérard Larcher (LR) a déclaré que "rien ne justifie le recours à la violence, rien ne justifie de bafouer l'Etat de droit, rien ne justifie les provocations contre la République".

Vendredi soir, Richard Ferrand a dénoncé une tentative d'incendie "volontaire" à son domicile privé à Motreff, dans le Finistère. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie nationale.

Plus de 80 "dégradations, exactions" visant des permanences parlementaires ou des domiciles ont été recensées depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", a indiqué le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez.

Samedi, des "gilets jaunes" du cortège parisien ont tenté d'enfoncer des palissades devant le Palais Bourbon, et ont lancé divers projectiles.

"On est passés à deux doigts d'une intrusion", a relevé M. Jacob devant la presse. "Il y a une dérive", avec également "des pressions mises sur tel ou tel vote" souvent par des internautes alors qu'"on n'est pas soumis à un mandat impératif", a-t-il rappelé.

"Comment le préfet de police a-t-il autorisé cette manifestation devant l'Assemblée nationale? Se donne-t-on vraiment les moyens de neutraliser les gens violents?", s'est demandé Jean-Christophe Lagarde (UDI), s'inquiétant d'une "violence politique en train de se banaliser".

Les députés MoDem ont aussi dénoncé une "erreur" dans l'autorisation donnée à ce parcours de samedi.

Pour les socialistes, Boris Vallaud a condamné "sans réserve ces violences et cet antiparlementarisme".

Les députés communistes ont également fait part de leur soutien à Richard Ferrand, leur porte-parole Pierre Dharréville, en estimant que l'"incendie d'une maison est un acte d'une violence inouïe".

reb-parl/jk/bma

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le