Députés LREM reçus à l’Élysée : « Ce n’était pas une opération rabibochage » affirme Marc Fesneau
Emmanuel Macron a reçu ce mardi les députés de la majorité à l’Élysée, alors que le vote de la loi sur le congé de deuil d’un enfant a fait monter les tensions d’un cran. Mais le ministre Marc Fesneau réfute toute animosité.

Députés LREM reçus à l’Élysée : « Ce n’était pas une opération rabibochage » affirme Marc Fesneau

Emmanuel Macron a reçu ce mardi les députés de la majorité à l’Élysée, alors que le vote de la loi sur le congé de deuil d’un enfant a fait monter les tensions d’un cran. Mais le ministre Marc Fesneau réfute toute animosité.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Ce n’était pas une opération rabibochage, c’était un rendez-vous qui était prévu » assure le ministre en charge des relations avec le Parlement. Un rendez-vous prévu, mais qui a été organisé rapidement quand les premiers mécontentements se sont fait entendre, après le vote sur l’extension possible du congé de deuil d’un enfant.

En effet, suivant l’avis du gouvernement, les députés LREM ont voté contre cet article qui permettait d’étendre de 5 à 12 jours les congés pour des parents qui viennent de perdre un enfant. Un vote très polémique, qui a conduit Emmanuel Macron à demander au gouvernement et à la majorité « de faire preuve d’humanité ». Une déclaration très mal vécue sur les bancs LREM.

« C'est un élément qui, pour beaucoup de députés, a été vécu comme quelque chose de profondément injuste. Ils ont voulu poser le sujet tel qu'il était dans sa globalité, ça n'a pas été compris comme ça. C'était bien de s'en reparler » déclare Marc Fesneau.

Sur environ 350 invités à l’Élysée, « près de 300 étaient présents » détaille le ministre, excusant certains absents « engagés » dans les municipales. « Il y avait beaucoup de monde attentif, j'ai senti beaucoup de cohésion […] on s'est parlé franchement » estime-t-il.

Sur un éventuel changement de méthode du gouvernement, le ministre reste évasif. Il évoque la nécessité de « bien articuler » le dialogue entre l’exécutif et le Parlement. « On partage beaucoup ça entre nous, l’idée qu’au fond les réponses à apporter ne sont pas forcément d’ordre législatif ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le