Dernier Conseil des ministres avant la pause estivale et une rentrée périlleuse
Emmanuel Macron réunit mercredi à l'Elysée un dernier Conseil des ministres avant une brève pause estivale avec, en perspective,...

Dernier Conseil des ministres avant la pause estivale et une rentrée périlleuse

Emmanuel Macron réunit mercredi à l'Elysée un dernier Conseil des ministres avant une brève pause estivale avec, en perspective,...
Public Sénat

Par Hervé ASQUIN

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Emmanuel Macron réunit mercredi à l'Elysée un dernier Conseil des ministres avant une brève pause estivale avec, en perspective, une rentrée sociale périlleuse sur fond de chute de sa cote de popularité.

L'ensemble de l'exécutif avait déjà rendez-vous mardi soir au palais présidentiel pour un dîner autour du chef de l'Etat. L'occasion de faire un "point d'étape sur trois mois d'action, de transformation" mais aussi d'un "moment de convivialité", selon le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

"Tout se prépare aussi maintenant", a averti ce dernier, rappelant les "grands rendez-vous" qui attendent l'exécutif début septembre, comme la rentrée scolaire et universitaire, le déploiement d'une nouvelle politique du logement ou la préparation du budget 2018, très attendu après la potion amère infligée aux ministères pour boucler 2017.

Le prochain conseil des ministres est fixé au 28 août avec, entre temps, quelques jours de vacances pour les membres du gouvernement. Ceux-ci ont toutefois été priés de rester à distance raisonnable de leurs bureaux parisiens pour être en mesure de reprendre "immédiatement" du service si les circonstance l'imposaient.

Le chef de l'Etat lui-même s'absentera quelques jours aussi. Mais ses congés restent nimbés de mystère, comme l'étaient déjà, ces dernières années, ceux de son prédécesseur François Hollande. L'Elysée n'a précisé ni leur durée ni le lieu de villégiature du président.

Quoi qu'il en soit, Emmanuel Macron ne partira pas en vacances l'esprit aussi léger qu'à la mi-juin, quand l'influent hebdomadaire britannique The Economist le montrait à sa une marchant sur l'eau.

La vague de sondages du mois de juillet a sonné le glas d'un bref état de grâce avec un décrochage sans précédent sous la Ve République, mis à part en 1995 celui de Jacques Chirac qui, élu sur la promesse d'une réduction de la fracture sociale, avait donné un tour de vis à la sécu.

L'actuel locataire de l'Elysée a plongé de dix points selon le baromètre mensuel de l'Ifop, huit selon Harris Interactive, sept selon YouGov et cinq selon Elabe.

- "Négliger l'essentiel" -

Sur le front social, le Parlement a donné il y a une semaine son feu vert au gouvernement pour réformer le code du travail par ordonnances, celles-ci devant être dévoilées le 31 août.

Mais la contestation pourrait se déplacer dans la rue. La CGT et SUD ont déjà appelé à une journée d'action le 12 septembre et les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon à un "rassemblement populaire" le 23.

Emmanuel Macron ne s'en est pas moins félicité lors du précédent conseil des ministres de "l'important travail parlementaire" mené ses trois derniers mois.

Neuf textes ont été adoptés dont six l'ont été définitivement ou sont sur le point de l'être comme ceux sur les ordonnances ou sur la confiance dans la vie politique, avait souligné Christophe Castaner faisant valoir que "quelques fois l'oeil est attiré par le détail mais peut négliger l'essentiel".

S'il a multiplié les coups d'éclat diplomatiques, avec la réception de Vladimir Poutine à Versailles et celle de Donald Trump sur les Champs-Elysées pour le défilé du 14 juillet, Emmanuel Macron s'est fait en revanche particulièrement discret sur la scène intérieure.

Seule intervention majeure: un discours de philosophie politique devant le Congrès marqué pour l'essentiel par des réformes institutionnelles. Le chef de l'Etat a laissé le lendemain à son Premier ministre Edouard Philippe le soin de détailler le catalogue des réformes envisagées, lors de sa déclaration de politique générale.

Avec, à la clef, quelques couacs retentissant, comme la valse-hésitation sur la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages ou le coup de rabot sur les aides au logement qui ont coûté cher à l'exécutif.

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