Des artistes et des politiques se mobilisent pour une journaliste de L’Obs
Une quarantaine d'artistes et de personnalités politiques dont Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont publié jeudi une tribune de...

Des artistes et des politiques se mobilisent pour une journaliste de L’Obs

Une quarantaine d'artistes et de personnalités politiques dont Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont publié jeudi une tribune de...
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Une quarantaine d'artistes et de personnalités politiques dont Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont publié jeudi une tribune de soutien à Cécile Amar, journaliste de L'Obs à qui sa direction a demandé de ne plus suivre Jean-Luc Mélenchon après la coécriture d'un livre d'entretiens.

Parmi les signataires, qui se disent "atterrés", des acteurs (Pierre Arditi), des écrivains (Laurent Binet, Annie Ernaux, Erri de Luca...), des élus (Martine Aubry, Cécile Duflot, Noël Mamère...), des chanteurs (Clarika, Sanseverino...) et des personnalités (Nicolas Hulot...).

"Nous n'avons aucun souvenir d'une punition de ce type à France Observateur, au Nouvel Observateur et plus généralement dans la presse écrite française. +De la vertu+, le livre d’entretiens avec Jean-Luc Mélenchon, à l'origine de l’affaire Cécile Amar n'est ni polémique, ni politicien et chacun peut le constater", écrivent les signataires.

"Dans la période incertaine que traverse notre pays, la liberté de questionnement des journalistes doit rester entière plus que jamais. En citoyens, nous leur sommes redevables de contribuer à la vitalité de l'édition française et au débat démocratique. Toute intimidation à l'exercice de leur métier est à redouter", poursuit la tribune.

"Nous demandons au Monde libre, la holding propriétaire du titre, dans l'esprit de son appellation, d'affirmer le droit des journalistes du groupe à la liberté de questionnement", conclut le texte.

Après la parution la semaine dernière de "De la Vertu", Cécile Amar, journaliste politique à L'Obs, s'est vu demander de ne plus suivre la campagne de Jean-Luc Mélenchon, une décision jugée trop tardive par la société des rédacteurs de l'hebdomadaire, le directeur de la rédaction ayant été informé du projet en amont.

Mathieu Croissandeau avait assuré que ce n'était "pas une sanction" et évoqué "une situation déontologique": "dans le cas de ce livre, avec un candidat à la présidentielle en pleine campagne électorale, ça ne me paraissait pas compatible avec son travail", avait-il expliqué à Livres Hebdo.

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