Des élus de droite dénoncent une campagne « pas au niveau »
Une vingtaine d'élus, dont les juppéistes Edouard Philippe et Benoist Apparu, feront à l'avenir des "propositions" sur le fond...

Des élus de droite dénoncent une campagne « pas au niveau »

Une vingtaine d'élus, dont les juppéistes Edouard Philippe et Benoist Apparu, feront à l'avenir des "propositions" sur le fond...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Une vingtaine d'élus, dont les juppéistes Edouard Philippe et Benoist Apparu, feront à l'avenir des "propositions" sur le fond pour débattre des "bonnes questions" absentes d'une campagne présidentielle qui "n'est pas au niveau".

Dans une tribune publiée dans l'Opinion, et signée aussi de Gérald Darmanin, premier vice-président de la région Hauts-de-France qui a quitté son poste de secrétaire général adjoint du parti LR, ou encore de Sébastien Lecornu (ex-directeur adjoint de campagne de François Fillon, proche de Bruno Le Maire), ces maires et présidents de conseils départementaux dressent le constat d'une "politique" au sens large qui a "échoué" depuis des années et s'est montrée "impuissante".

"Les +affaires+ et les polémiques polluent le débat; pire, elles l'empêchent. Mais, disons le franchement: même sans elles, la campagne aurait-elle été satisfaisante ?", interrogent ces élus. "Les candidats, leurs équipes, les médias, les réseaux sociaux, les sondeurs, nous, vous, tous responsables de ne pas être au niveau", déplorent-ils.

"Alors, nous tirons le signal d'alarme, après avoir été incapables de régler les problèmes de la fin du XXe siècle, nous devons à tout prix éviter de ne pas comprendre ceux du XXIe", expliquent ces élus LR et UDI, dont certains ont quitté il y a quelques semaines l'équipe de campagne de François Fillon.

Google, Facebook et l'utilisation des algorithmes, avancées des biotechnologies, explosion démographique en l'Afrique, politique énergétique, mutations des structures familiales, débat sur le projet européen... "Ces grandes questions doivent être posées" et "débattues", écrivent-ils. Ces élus "formuleront régulièrement des propositions sur ces sujets et en portant l'exigence d'un débat sur le fond".

Partager cet article

Dans la même thématique

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le