Une majorité de Français (58%) se disent "optimistes" pour l'année 2017 mais ne comptent pas sur la présidentielle pour apporter davantage d'espoir, selon un sondage Harris Interactive pour RTL publié lundi.
Dans ce baromètre "Bilan et perspectives", mené chaque année depuis 2009, plus d'un Français sur deux (54%) juge que 2016 a été une année "négative" et 43% "positive", les mêmes proportions exactement qu'en décembre 2015. Une tendance observée depuis quatre ans mais avec un abattement moins visible chez les moins de 35 ans et les actifs (54 et 47% jugent 2016 positive, en hausse de 3 et 9 points), à l'inverse des plus de 50 ans (36%, - 6 points).
Concernant 2017, davantage de Français se disent personnellement "optimistes" par rapport à 2016 (53%), en augmentation constante depuis 2011 (de 44% à 58%). Une évolution particulièrement portée par les milieux populaires (+62%, +9).
Emmanuel Macron lors d'un meeting politique, le 13 décembre 2016 à Talence
AFP
Selon Harris Interactive cependant, à la veille de cette année électorale, "aucun candidat à la présidentielle ne susciterait un regain de l'optimisme d'une majorité de Français". Parmi les personnalités testées, l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron est cité comme celui pouvant créer le plus d'espoir (25%). Il est suivi par Marine Le Pen (21%), François Fillon (20%) puis Jean-Luc Mélenchon (13%).
A noter que cette étude montre que les Français installent pour la première fois la lutte contre le terrorisme en tête de leurs priorités (78%) pour 2017, devant le chômage (74%), le système social, l'insécurité (67%), le pouvoir d'achat (63%) et l'éducation (62%).
La lutte contre le terrorisme n'était que la cinquième priorité dans l'enquête réalisée fin 2014 pour 2015 (59%).
Enquête réalisée en ligne du 27 au 29 décembre auprès de 2.295 personnes représentatives de la population française âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.
Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.
Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.
Fort d’un groupe de 15 sénateurs, Jordan Bardella et Marine Le Pen étaient au Palais du Luxembourg pour accompagner leurs nouveaux élus « venus porter les idées » du parti.
Sans surprise, la sénatrice Les Ecologistes des Français établis hors de France, Mélanie Vogel, prend la tête du groupe écologiste du Sénat. Connue pour son combat pour la constitutionnalisation du droit à l’IVG, elle succède à Guillaume Gontard, en poste depuis 2020. Le groupe a refusé d’accueillir le nouveau sénateur LFI, Gabriel Amard, qui demandait à l’intégrer, à la différence de Marc Péré, soutenu par Les Ecologistes et LFI, mais divers gauche.