Des heurts en marge d’une réunion publique d’Édouard Philippe au Havre
De violents heurts ont éclaté jeudi soir entre manifestants et forces de l'ordre, près de la salle des fêtes du Havre où s'est...

Des heurts en marge d’une réunion publique d’Édouard Philippe au Havre

De violents heurts ont éclaté jeudi soir entre manifestants et forces de l'ordre, près de la salle des fêtes du Havre où s'est...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

De violents heurts ont éclaté jeudi soir entre manifestants et forces de l'ordre, près de la salle des fêtes du Havre où s'est tenue la troisième réunion publique d’Édouard Philippe, candidat aux élections municipales, a constaté une correspondante de l'AFP.

Plus de 300 manifestants s'étaient rassemblés à l’appel de l’intersyndicale pour protester contre la réforme des retraites et la décision du gouvernement d'utiliser l'article 49.3 pour adopter cette réforme.

Les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes en réponse à des jets de chaises, d’œufs, de tomates et de farine, à proximité de la salle où s'est tenue pendant deux heures la réunion d'Edouard Philippe, devant quelque 400 personnes. Les accès avaient été bloqués à la circulation par des barrières de sécurité.

"De nombreux militants n’ont pu accéder à la réunion publique", a regretté l’équipe de campagne d’Édouard Philippe. La tête de la liste sans étiquette "Le Havre !" a joué la carte du local et de l'écologie en déclinant son projet pour Le Havre 2026 au fil d’une promenade dans différents quartiers de la ville, diapositives à l’appui.

"On ne gagne jamais sur un bilan mais sur un projet", avait annoncé le candidat en début de réunion. Mais Édouard Philippe a principalement évoqué la continuité des projets engagés depuis 2010, en termes de rénovation urbaine et de stabilité fiscale.

Un peu rasséréné mercredi par un sondage jugé "encourageant", le Premier ministre est cependant loin d'être assuré d'une victoire aux municipales au Havre, où le contexte national, le niveau d'abstention et l'hypothèse d'une union des gauches au second tour font planer l'ombre d'un doute.

Selon ce sondage Ifop/Cnews, M. Philippe récolte 42% des intentions de vote au 1er tour, devançant le candidat PCF (soutenu par La France insoumise) Jean-Paul Lecoq à 25%, l'écologiste Alexis Deck (soutenu par le Parti socialiste) à 16%, et le représentant du Rassemblement national Frédéric Groussard à 10%.

Ce sondage effectué par téléphone auprès de 602 Havrais du 22 au 27 février, laisse toutefois beaucoup d'"incertitude", selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. En 2014, Edouard Philippe avait été élu dès le premier tour avec 52% des voix.

Partager cet article

Dans la même thématique

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le