Des marcheurs entament une procédure de médiation avec la direction du parti
Un collectif revendiquant plusieurs milliers de marcheurs a initié une procédure de médiation à l'amiable avec la direction de la...

Des marcheurs entament une procédure de médiation avec la direction du parti

Un collectif revendiquant plusieurs milliers de marcheurs a initié une procédure de médiation à l'amiable avec la direction de la...
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Un collectif revendiquant plusieurs milliers de marcheurs a initié une procédure de médiation à l'amiable avec la direction de la République en marche pour régler un "problème de fond" d'absence de démocratie interne que les nouveaux statuts en cours de validation risquent selon eux d'aggraver.

"C'est un parti qui a annoncé clairement qu'il serait différent, avec de la démocratie participative, des idées nées de la base et là, c'est une pyramide coupée de sa base, il n'y a plus qu'une tête", s'est indignée mercredi Tiphaine Beaulieu, présidente de la Confédération des marcheurs de la République, association issue du collectif des "Marcheurs en colère" créé mi-mai.

Lors d'une conférence de presse, elle a regretté que la direction du parti n'ait pour l'instant proposé qu'"une médiation par mail". "A En Marche, vous avez un problème technique, il y a un mail tech@en-marche.fr, besoin d'aide, un mail aide@en-marche.fr, un problème avec un voisin, voisin@en-marche.fr", a-t-elle ironisé.

Concrètement, l'association a pris contact avec un organisme externe et professionnel de médiation à l'amiable. "Une lettre doit être envoyée à En Marche dans la semaine. Après, ils ont quinze jours pour répondre, sinon, on part au contentieux", a-t-elle détaillé.

Au total, a-t-elle précisé, la confédération dispose de "534 témoignages" de "dérives" émanant du terrain. Elle cite des "conflits d'intérêt", des "jeux corporatistes", le cas d'"un candidat à la députation qu'on n'a jamais vu, qui ne connaît pas les enjeux territoriaux et dont la suppléante est une amie de sa femme".

Dans ce contexte, l'association souhaite rediscuter les statuts qui sont actuellement en cours de validation par les adhérents et en vertu desquels ces derniers confèrent le pouvoir de décision à un conseil composé pour un quart de militants tirés au sort et aux trois quarts d'élus et députés.

Assurant attendre de "recevoir le courrier" pour réagir sur la demande de médiation externe, le mouvement d'Emmanuel Macron a protesté au contraire de la réalité de la démocratie interne dans le parti. "Nous avons toujours défendu la liberté de chacun de pouvoir s'exprimer, nous avons effectué de nombreuses consultations, comme celle en cours sur les statuts, et nous avons reçu les différents collectifs qui se sont formés", a assuré une porte-parole de la REM à l'AFP

Elle a rappelé que le parti disposait d'une "cellule de médiation", l'adresse mail médiation@en-marche.fr, à laquelle le collectif des Marcheurs en colère a refusé d'adresser les cas litigieux en sa possession.

"Il ne faut pas confondre ce que certains appellent un manque de démocratie et des désaccords politiques qui sont inhérents à la vie d'un mouvement politique", a-t-elle poursuivi.

Le collectif a en effet été reçu le 11 juillet par des représentants du parti mais, a expliqué Mme Beaulieu, "il faut qu'ils se rendent compte qu'un parti politique ne peut pas être incarné qu'avec des mails".

"En Marche n'est pas seulement le bébé de Macron, les marcheurs se sont appropriés la démarche" or, quelques mois plus tard, elle constate "une sorte de confiscation, de mépris". "Que deviendra un mouvement politique sans militants?" s'inquiète-t-elle.

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