Des parlementaires du Pacifique contre une circonscription unique aux européennes
"Les collectivités françaises du Pacifique vont disparaître du Parlement européen", ont dénoncé mardi des députés et sénateurs ...

Des parlementaires du Pacifique contre une circonscription unique aux européennes

"Les collectivités françaises du Pacifique vont disparaître du Parlement européen", ont dénoncé mardi des députés et sénateurs ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"Les collectivités françaises du Pacifique vont disparaître du Parlement européen", ont dénoncé mardi des députés et sénateurs (UDI Constructifs) de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie, déplorant le projet de circonscription électorale unique aux européennes.

Le projet de loi rétablit une circonscription électorale unique pour l'ensemble du territoire de la République, en remplacement des huit circonscriptions qui ont servi lors des élections de 2004 à 2014, dont une circonscription pour l'outre-mer.

"Nous avons voté contre" ce projet de loi débattu lundi à l'Assemblée nationale, déclarent les deux députés de Nouvelle-Calédonie Philippe Gomes et Philippe Dunoyer, le sénateur de Nouvelle-Calédonie Gérard Poadja, et les deux députées de Polynésie, Maina Sage et Nicole Sanquer, dans un communiqué commun.

Jusqu’alors, pour chaque océan (Indien, Pacifique, Atlantique), le découpage "garantissait aux collectivités ultramarines de disposer d’un député européen susceptible de porter les attentes de la région dont il est issu", rappellent-ils.

Mais avec la nouvelle loi, "la présence de candidats placés en positions éligibles sur les listes présentées pour les élections européennes dépendra exclusivement de la volonté des partis politiques nationaux" et "le nombre limité d’électeurs des collectivités françaises du Pacifique ne permettra pas à des candidats calédonien ou polynésien d’être retenus", regrettent-ils.

Ils soulignent en outre qu'avec la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, la France demeure la seule grande puissance concernée par le statut des Pays et territoires d'Outre-mer (PTOM), notamment dans le Pacifique, depuis le Brexit, qui a fait disparaître "de nombreux PTOM britanniques".

Les PTOM sont des dépendances et territoires d'outre-mer des États membres de l'UE mais qui ne font toutefois pas partie intégrante de l'Union européenne elle-même (et donc bénéficient de moins d'aides européennes).

"Le risque est grand que la majorité des États membres de l’UE (qui n’ont pas de PTOM) milite pour la fin de ce statut ou une réduction significative des aides financières qui l’accompagnent", préviennent-ils, notant que des députés européens doivent pouvoir défendre ces territoires.

Plusieurs parlementaires ultramarins, notamment socialistes, sont déjà montés au créneau pour dénoncer le retour à une seule circonscription nationale pour les élections européennes, synonyme selon eux de "recul" pour les Outre-mer.

Un nouveau vote sur le texte doit avoir lieu le 23 mai au Sénat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »
3min

Politique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »

Aux côtés de Gérard Larcher et du patron de la droite sénatoriale Mathieu Darnaud, le maire LR de Troyes a assuré Bruno Retailleau de son soutien, et de la nécessité d’assurer la présence de la « famille gaulliste » à la présidentielle. Il a accueilli dans sa ville le séminaire de rentrée du groupe LR du Sénat.

Le

Sébastien Lecornu Addresses High School Protests, Energy and Budget Issues
6min

Politique

Crise lycéenne : par une allocution sans annonces, Sébastien Lecornu cherche à « anesthésier » le mouvement, analyse Benjamin Morel

La crise lycéenne ne faiblit pas et a conduit le Premier ministre, Sébastien Lecornu à prendre la parole, lors d’une allocution de 15 minutes mercredi soir. Depuis sa prise de fonction à Matignon, il a fait le choix de raréfier sa parole. Une façon de se démarquer et de renforcer le caractère solennel de la fonction, mais qui a ses limites, d’après plusieurs experts.

Le