Détection des signes de radicalisation: pour Castaner, moquerie et ironie sont « méprisables »
Christophe Castaner a jugé jeudi, "méprisables", les railleries ou traits d'ironie après ses propos tenus mardi, devant l...

Détection des signes de radicalisation: pour Castaner, moquerie et ironie sont « méprisables »

Christophe Castaner a jugé jeudi, "méprisables", les railleries ou traits d'ironie après ses propos tenus mardi, devant l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Christophe Castaner a jugé jeudi, "méprisables", les railleries ou traits d'ironie après ses propos tenus mardi, devant l'Assemblée nationale, sur les signes susceptibles de témoigner d'une radicalisation parmi les agents des forces de sécurité.

"Certains ont glosé ou fait de l'humour. Je trouve ça méprisable", a estimé le ministre de l'Intérieur auditionné par la commission des Lois du Sénat.

M. Castaner fait notamment référence au hastag #Signaletonmusulman popularisé sur le réseau social twitter après les propos mardi, du chef de l'Etat à la préfecture de police de Paris puis ceux qu'il a pu tenir lors de son audition devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale, après la tuerie de la préfecture de la police de Paris.

"Quand j'ai donné la liste de ce qui peut permettre d'identifier une radicalisation, notamment vers un islam radical, un islam politique, le terrorisme, un certain nombre de personnes se sont moquées en reprenant un par un (...), chacun ici, sait que personne ne fait de lien entre la religion musulmane et le terrorisme, ni même entre la religion musulmane, la radicalisation et le terrorisme", a expliqué Christophe Castaner.

"Mais cela peut arriver. Le nier c'est mentir aux Français", a ajouté Christophe Castaner.

Pour le ministre, ces signes ne sont pas nécessairement synonymes de radicalisation mais "des éléments qui après analyse, peuvent caractériser la radicalisation", a-t-il complété.

Mardi devant l'Assemblée nationale, Christophe Castaner a jugé que le port de la barbe, le refus de serrer la main à une femme, le prosélytisme, la fréquentation de personnes radicalisées ou le port du voile intégral en dehors du travail, pouvaient être considérés comme autant de signes de radicalisation.

Face aux sénateurs de la commission des Lois, Christophe Castaner a en outre martelé qu'il considérait "de la responsabilité d'un policier ou d'un gendarme d'assumer la dénonciation d'un phénomène de radicalisation qu'il constaterait".

"Pour moi ce n'est pas négociable. Ça fait partie de leur missions. Ils doivent protéger les Français, leurs collègues et je refuse qu'ils m'opposent une réserve sur ce sujet-là", a déclaré le ministre.

Mickaël Harpon, agent administratif au sein de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) a tué quatre fonctionnaires, le 3 octobre. Il a été présenté par la justice antiterroriste puis par les autorités politiques comme un homme adhérant à l'islam radical. Selon un rapport de la DRPP, des signaux qui auraient pu alerter sur son éventuelle radicalisation n'ont pas fait l'objet de signalement administratif en 2015.

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting de Gregory Doucet pour les municipales a Lyon
6min

Politique

Lyon : derrière le duel Aulas - Doucet, vers une métropole sans majorité ?

La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.

Le

CORRECTION France Municipal Elections
7min

Politique

Réforme du scrutin Paris-Lyon-Marseille : Rachida Dati battue à son propre jeu ?

La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.

Le

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
5min

Politique

Municipales 2026 : derrière les succès de LFI à Roubaix et Saint-Denis, les sortants PS et PCF font la course en tête dans les banlieues populaires

La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.

Le