L'ex-ministre de Jacques Chirac, Lucette Michaux-Chevry, sa fille Marie-Luce Penchard, ex-ministre des Outre-mer sous Nicolas Sarkozy et son petit-fils, Alexandre Penchard ont été placés en garde à vue mardi à Pointe-à-Pitre dans le cadre d'une affaire de détournement de fonds présumé, selon la police judiciaire.
Ils ont été entendus sur commission rogatoire d'un juge d'instruction dans le cadre d'une enquête du parquet national financier, a indiqué la direction interrégionale de la police judiciaire de Guadeloupe à l'AFP, confirmant une information parue dans des médias locaux.
Les trois personnes ont été remises en liberté à l'issue de leur garde à vue.
Marie-Luce Penchard à l'Elysée, le 27 juin 2018 à Paris
AFP/Archives
Les soupçons concernent les conditions de réalisation de travaux d'ordre privé de ces trois personnalités, à leurs domiciles personnels mais aussi dans des locaux du mouvement politique de Marie-Luce Penchard.
Il pourrait s'agir, selon les médias locaux, d'une entente permettant aux entreprises de travaux d'obtenir des marchés publics à Basse-Terre, dont Marie-Luce Penchard est l'actuelle maire, et la communauté d'agglomération du Sud-Basse-Terre, présidée par Mme Michaux-Chevry.
La justice a rejeté la demande du député de l’Eure d’être réintégré à la primaire PS/Place Publique. Mais face à de nouvelles révélations du Canard Enchaîné, Philippe Brun annonce faire appel de la décision et demande toujours à être réintégré à la primaire. « On a menti au bureau national du PS, en lui faisant croire qu’une plaignante s’était manifestée la veille du dépôt des candidatures, et a la justice », dénonce le député PS.
Dernière ligne droite avant les élections sénatoriales dimanche 27 septembre. Chez les maires, qui représentent 95 % des grands électeurs, il y a « beaucoup d’attentes vis-à-vis de l’institution sénatoriale ». Mais de nombreux élus sont aussi « résignés, blasés, désabusés », face à « des annonces pas forcément tenues » par le gouvernement, à commencer par le plan canicule pour les écoles. Paroles de maires.
Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.
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