Deux prétendants LR à la présidentielle ? « Si ça continue, il y en aura zéro » prévient Aubert
Le député LR Julien Aubert a averti lundi son camp du risque d'avoir "zéro" candidat à la présidentielle, après les huées...

Deux prétendants LR à la présidentielle ? « Si ça continue, il y en aura zéro » prévient Aubert

Le député LR Julien Aubert a averti lundi son camp du risque d'avoir "zéro" candidat à la présidentielle, après les huées...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député LR Julien Aubert a averti lundi son camp du risque d'avoir "zéro" candidat à la présidentielle, après les huées récoltées par Valérie Pécresse lors du Conseil national du parti présidé par Laurent Wauquiez.

"Il y aura sans doute, à un moment donné, à ouvrir cet débat. Il ne faut pas se le cacher. De toute évidence, il y a dans notre famille politique plusieurs personnes qui aujourd’hui souhaitent être candidat à la présidentielle. C'est une erreur et si ça continue comme ça, il y en aura zéro", a déclaré M. Aubert sur LCP.

"Ca n'est pas le moment. Les Français sont gorgés de politique. Ils ne veulent plus en entendre parler. Et puis quand vous perdez une élection, votre premier devoir c'est de faire un inventaire et de reconstruire. Donc ce n'est pas le moment. On vient d'élire un président, si on n'était pas d’accord avec lui il fallait se présenter", a poursuivi le secrétaire général adjoint de LR en charge de la formation.

Alors que Mme Pécresse a plaidé samedi l'existence de "deux droites", pour M. Aubert, "historiquement, il y en a trois, voire quatre". "Centriste, libérale, gaulliste… Ca, ce sont les idées. Ensuite vous avez une évolution sociologique sous-estimée depuis dix, quinze ans avec la mondialisation, sur le fait que vous avez des territoires qui gagnent et des territoires qui perdent", a expliqué le député du Vaucluse.

"Parfois, on a surjoué les différences (...) En réalité elles sont attachées à peu près aux mêmes valeurs. Les deux droites veulent du développement économique, libérer les énergies, le retour de l'autorité", a-t-il développé.

"Je n'ai jamais caché le fait que la fusion entre le RPR et l'UDF était une erreur. Fondamentalement, je suis pour le retour d'un RPR rénové, c'est-à-dire un parti de droite populaire, patriote, sur une ligne européenne plutôt eurocritique. Vous avez des gens qui ne se sentent pas à l'aise avec ça, certains s'en vont, mais ils ont aussi fait leur temps, et d'autres restent", a-t-il expliqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le