Deuxième tour des municipales : peut-on connaître les résultats avant 20 heures ?
Que votre bureau de vote ferme ses portes à 18 heures ou 20 heures, vous ne pourrez connaître le nom de votre maire qu’à partir de 20 heures. Retour sur l’article L52-2 du code électoral visant à protéger les électeurs de toute influence extérieure sur leur vote.
Tout comme au premier tour, les médias français ont interdiction de diffuser les résultats, mêmes partiels, de l’élection avant la fermeture de l’ensemble des bureaux de vote du pays à 20 heures. Lorsqu’un média contrevient à cette disposition, il encourt une amende de 75 000 euros, conformément à l’article 12 de la loi de 1977 « relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d’opinion ».
Cette interdiction s’applique autant aux médias de l’audiovisuel, qu’à la presse écrite et qu’aux médias numériques disponibles sur site internet.
Par cette disposition du code électoral, le législateur entend garantir la capacité pour un électeur de voter en son « âme et conscience », sans influence de résultats partiels ou de tendance générale.
L’interdiction de diffuser les résultats d’une élection avant 20 heures ne s’applique cependant qu’aux médias français. Des médias étrangers pourront donc diffuser des résultats électoraux provisoires, sans exactitude et avec une mince fiabilité.
Entre les records de longévité de certains élus, des duels au sein d'une même famille et une "septangulaire" historique dans l'Hérault, le premier tour des municipales 2026 a offert son lot de situations marquantes, et parfois décalées.
Faut-il se méfier des sondages pour les municipales ? Durant la campagne, la question s’est posée après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.
La veille du second tour, les candidats ont l’interdiction de continuer leur campagne électorale et sont donc astreints au silence. Cette interdiction s’applique également à leurs équipes : ils ont ainsi interdiction de diffuser des tracts, de tenir un meeting ou de communiquer sur les réseaux sociaux.
De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?