Devant l’Assemblée, des élus de Seine-Saint-Denis déversent leur « facture » pour l’État
Des élus de Seine-Saint-Denis ont déversé mercredi des milliers de faux billets devant l'Assemblée nationale pour matérialiser...

Devant l’Assemblée, des élus de Seine-Saint-Denis déversent leur « facture » pour l’État

Des élus de Seine-Saint-Denis ont déversé mercredi des milliers de faux billets devant l'Assemblée nationale pour matérialiser...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Des élus de Seine-Saint-Denis ont déversé mercredi des milliers de faux billets devant l'Assemblée nationale pour matérialiser les 347 millions d'euros que le département a payé à la place de l’État pour l'année 2018, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les élus déplorent de financer des allocations de solidarités, comme le RSA dont une partie n'est plus compensée intégralement par l’État, l'accueil des mineurs étrangers que le département prend en charge au titre de l'Aide sociale à l'enfance (ASE), ou encore la prise en charge des enfants de jihadistes partis en Syrie et qui reviennent en France via la Seine-Saint-Denis en atterrissant à Roissy.

"Ces 347 millions représentent ce que la Seine-Saint-Denis et ses habitants paient à la place de l'Etat au titre de la solidarité nationale", a résumé Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

"Cette solidarité à l'envers, ça suffit!", s'est-il indigné, ajoutant que cette somme ne pouvait être mobilisée pour les investissements, la transition écologique ou la lutte contre les inégalités et la pauvreté.

Le 29 novembre, le Conseil départemental avait décidé à l'unanimité des groupes politiques d'envoyer la "facture" à l’État. Malgré des appels répétés, aucune réponse ne leur est parvenue. "C'est l'ensemble de ces initiatives que nous multiplierons jusqu'à temps que nous soyons entendus", a prévenu M. Troussel.

"On souhaite un plan de rattrapage pour la Seine-Saint-Denis qui répond aux problématiques de police, de justice, d'éducation et des collectivités locales", a ajouté M. Troussel, qui a écrit au Premier ministre pour que les élus soient reçus.

"On veut juste l'égalité, que nos jeunes soient traités de la même manière que tous les autres", a déclaré Sylvine Thomassin, maire de Bondy et solidaire comme de nombreux maires de Seine-Saint-Denis à l'action "coup de poing" du département.

Face à la grogne des présidents de départements, l'exécutif a annoncé début novembre le déblocage d'une enveloppe de 250 millions d'euros pour l'ensemble des départements, une somme bien en-deçà de celle attendue par M. Troussel qui estime que "la Seine-Saint-Denis est l'un des départements qui contribue le plus à la solidarité nationale".

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le