Le président français a entamé lundi sa visite d’État aux États-Unis. La presse étrangère revient sur les positions divergentes concernant l'accord sur le nucléaire iranien mais aussi sur la relation entre Emmanuel Macron et Donald Trump.
Diaporama : la visite d’Emmanuel Macron aux États-Unis vue de la presse étrangère
Le président français a entamé lundi sa visite d’État aux États-Unis. La presse étrangère revient sur les positions divergentes concernant l'accord sur le nucléaire iranien mais aussi sur la relation entre Emmanuel Macron et Donald Trump.
Par Yann Quercia
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Donald Trump et son homologue français ont multiplié les marques de sympathie ces dernières heures. Tapes sur l'épaule, accolades appuyées, plantation d’un arbre ont marqué la journée d’hier et sont en une des quotidiens étrangers. La bise du Président français à son homologue américain a particulièrement été remarquée voire même moquée. Le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung va jusqu’à parler d’une bise abominable.
Mais derrière les grandes déclarations d'amitié, les deux hommes ne sont pas arrivés à masquer leurs différences. La presse étrangère souligne principalement l’avenir incertain de l’accord sur le nucléaire iranien. Le Wall Street Journal titre sur l’avertissement de Trump concernant l’accord. Le journal El Periódico de Catalunya va plus loin et affirme que « Macron a plié devant Trump et son programme pour l’Iran ». Le New York Times souligne quant à lui l’ouverture de Trump sur l’accord iranien.
Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.
Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».
En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.
Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.