Didier Guillaume : « Dans les jours qui viennent nous serons quasiment tous derrière Manuel Valls »
Nommé directeur de campagne de Manuel Valls pour la primaire, Didier Guillaume va « organiser la stratégie » et « très nombreux déplacements ». Il ne s’inquiète pas de la future candidature Peillon. Il  « ne croit pas » qu’elle vise à bloquer Manuel Valls.

Didier Guillaume : « Dans les jours qui viennent nous serons quasiment tous derrière Manuel Valls »

Nommé directeur de campagne de Manuel Valls pour la primaire, Didier Guillaume va « organiser la stratégie » et « très nombreux déplacements ». Il ne s’inquiète pas de la future candidature Peillon. Il  « ne croit pas » qu’elle vise à bloquer Manuel Valls.
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Par François Vignal et Jérôme Rabier

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« Organiser la stratégie, les déplacements et faire en sorte que le plus de Français possible soit touchés dans cette campagne ». Didier Guillaume a du pain sur la planche. Le président du groupe PS vient d’être nommé directeur de campagne de Manuel Valls pour la campagne de la primaire de gauche. « C’est bien pour le Sénat qu’il choisisse comme directeur de campagne un sénateur », souligne Didier Guillaume, interrogé par Public Sénat (voir la vidéo).

Manuel Valls était dans le bureau du sénateur mercredi matin. « On est en train de construire les fondations, puis on va mettre après le sol, les VRD, puis on va commencer à construire les murs » explique le sénateur de la Drôme. Pour information, « VRD » est un cigle issu du bâtiment qui signifie voirie et réseau divers. Il renvoie aux travaux de voieries, de réseaux et d’infrastructures (eau, électricité, télécommunication). Bref, tout ce qui est indispensable pour aménager un quartier. L’organigramme devrait être annoncé jeudi ou vendredi. Le député aubryste Olivier Dussopt sera l’un des porte-paroles (lire notre information sur le sujet).

« Qui mieux que l’héritier de François Hollande pour prendre le flambeau ? »

Fidèle au message de l’annonce de candidature, lundi soir à Evry, Didier Guillaume explique : « L’objectif, c’est le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent que la gauche soit présente au second tour de la présidentielle. Et qui mieux que l’héritier de François Hollande pour prendre le flambeau ? » demande le directeur de campagne. Reste que certains hollandais ne semblent pas aussi prêts que lui à tourner la page. « Vous verrez, dans les jours qui viennent que nous serons quasiment tous derrière Manuel Valls » assure Didier Guillaume, « la décision de François Hollande de ne pas se présenter a été un choc pour les Hollandais. Les choses vont se faire doucement ».

Si certains ont accusé Manuel Valls d’être un homme de clan, c’est « à tort » selon Didier Guillaume. « Manuel Valls est un homme d’ouverture, de rassemblement. C’est vrai qu’il a un caractère fort, bien trempé, mais c’est quelqu’un d’ouvert. D’ailleurs, maire d’Evry, il a ouvert les listes à toute la gauche, les communistes, les écologistes, la société civile. A Matignon, il a géré avec la galaxie de la gauche ».

Sur Peillon : « Il peut y avoir 6, 7 ou 8 candidats à la primaire, ce n’est pas un problème »

Reste un nouveau venu dans la primaire, qui risque de compliquer le rassemblement. Il s’appelle Vincent Peillon, ancien ministre de l’Education nationale de Jean-Marc Ayrault. Il va annoncer sa candidature dans les jours qui viennent, assure à publicsenat.fr son entourage (voir notre article sur le sujet). Une candidature qui n’inquiète pas Didier Guillaume. « Il y avait sept candidats à la primaire de la droite. On verra combien il y en aura à gauche. Il peut y en avoir 6, 7 ou 8, ce n’est pas un problème. Le propre d’une primaire, c’est d’avoir un choix à faire » dit-il.

Vincent Peillon ne compliquera pas le jeu pour Manuel Valls ? « Pas plus que les autres. On n’est pas contre. Une primaire, ce n’est pas être contre les uns ou les autres. C’est être pour ». Didier Guillaume « ne croit pas » que la candidature Peillon vise à bloquer l’ex-premier ministre. « Vincent Peillon avait plutôt arrêté la politique active. Je le connais très bien, c’est un ami. Nous, nous ne dirons jamais rien des autres concurrents. Une primaire, c’est aux Français de choisir. (…) Nous allons y aller sur nos valeurs, sur la base de la filiation à François Hollande et nous allons mener ce beau débat de 46 jours ».

Manuel Valls est en déplacement ce soir dans le Doubs à Audincourt, ville du sénateur Martial Bourquin, pour un premier meeting « dans un territoire très industriel, très ouvrier ». C’est aussi la circonscription où une législative partielle avait été remportée en 2015 par le socialiste Frédéric Barbier, face au FN. Didier Guillaume prévient que ce n’est qu’un début : « Il va entamer une série de très très nombreux déplacements ». Les vacances de Noël vont être courtes.

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