Didier Guillaume : « Je me fiche de ce que devient le Parti socialiste, ce qui m’importe c’est la France »

Didier Guillaume : « Je me fiche de ce que devient le Parti socialiste, ce qui m’importe c’est la France »

Le président du groupe socialiste au Sénat et directeur de campagne de Manuel Valls a également critiqué le programme « pas sérieux » de Benoît Hamon.
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Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, le directeur de campagne de Manuel Valls Didier est revenu sur le débat de l’entre-deux-tours de la primaire de la gauche.

« C’était un très bon débat. J’espère qu’il aura incité les électeurs et électrices d’aller voter dimanche. Car ce qui est important est qu’il y ait beaucoup de votants au second tour de cette primaire. L’enjeu essentiel de ce débat était là ».

S’il qualifie le débat de « respectueux »  malgré les fortes divergences qui se sont exprimées, Didier Guillaume n’a pas manqué de critiquer le projet « pas sérieux » de Benoît Hamon. « C’est bien de rêver, mais tout bonheur  que la main n’étreint pas est un songe. Je veux bien rêver, mais je veux du concret, et le projet de Benoît Hamon en l’état actuel n’est pas financé et finançable ». Et de reprendre la formule de Manuel Valls hier durant le débat, qualifiant ce dernier de « candidat de la fiche de paie » et son opposant de « candidat de la feuille d’impôt ».

Didier Guillaume: " Le projet de Benoît Hamon n'est pas financé et finançable "
00:50

Aux vues des fortes divergences entre les deux candidats, le Parti socialiste risque-t-il d’imploser en cas de victoire de Benoît Hamon ?

« Je me fiche de ce que devient le Parti socialiste. Je m’en fiche totalement. Ce qui m’importe ce n’est pas ce que devient le parti, c’est ce que devient la France, et ce que deviennent les Françaises et les Français ».

« L’enjeu de cette primaire, ce n’est pas de la gagner, mais de savoir si nous pouvons oui ou non être au second tour de cette élection présidentielle ».  A l’instar de son candidat, Didier Guillaume assure qu’il respectera les règles de la primaire au nom du « rassemblement ».

Le président du groupe socialiste au Sénat a également réagi à l’affaire Penelope Fillon. François Fillon a demandé à être entendu « au plus vite » par le parquet financier, qui a ouvert une enquête préliminaire. « Il faut faire toute la clarté, mais rien n’interdit à un mari d’embaucher sa femme ou ses enfants » rappelle-t-il. Toutefois, il ajoute qu’à titre personnel, il y est opposé. « Je pense que lorsqu’on est élu, par exemplarité et clarté, on ne peut pas avoir comme salarié sa femme ou son mari ».

Didier Guillaume sur l'affaire Penelope Fillon
01:15

« C’est du pain béni pour madame le Pen ça salit toute la classe politique, on va dire que ce sont tous les mêmes » regrette-t-il.

 

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