Difficultés de Macron : « Vous avez ce phénomène de disgrâce immédiat avec le quinquennat » souligne l’historien Jean Garrigues
L’historien Jean Garrigues explique sur Public Sénat pourquoi il souhaite le retour d’un septennat unique pour le chef de l’Etat.

Difficultés de Macron : « Vous avez ce phénomène de disgrâce immédiat avec le quinquennat » souligne l’historien Jean Garrigues

L’historien Jean Garrigues explique sur Public Sénat pourquoi il souhaite le retour d’un septennat unique pour le chef de l’Etat.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Sénat 360 sur Public Sénat ce lundi, l’historien Jean Garrigues, professeur à l'Université d'Orléans et à Sciences Po Paris, explique pourquoi il serait préférable, à ses yeux, de revenir au septennat pour le mandat du président de la République, plutôt que le quinquennat actuel. Les difficultés que rencontre Emmanuel Macron en sont l’illustration selon l’historien.

« Je ne suis pas le seul pour le retour du septennat » explique Jean Garrigues, qui « pense au septennat unique ». « On voit ce qui se passe, ce qui s’est passé pour François Hollande et Nicolas Sarkozy, c’est qu’au bout d’un an, il y a une déception des Français pour leur Président. (…) Pourquoi ? Car Le temps présidentiel s’est beaucoup raccourci. On a l’impression qu’il faut des résultats tout de suite, car les Président n’ont que cinq ans » souligne Jean Garrigues.

Second problème souligné par l’historien : « L’inversion de calendrier », décidé avec le quinquennat afin que les législatives se tiennent juste après la présidentielle, « un couplage des deux élections qui donnent un surpouvoir au président de la République. (…) Evidemment, quand ça ne va pas, le président de la République et d’autant plus en but aux critiques et vous avez ce phénomène de disgrâce immédiat, de temps de la disgrâce qui arrive très vite, qui pose évidemment un problème ». S’y ajoutent plus récemment « les réseaux sociaux » et la « surmédiatisation ».

Partager cet article

Dans la même thématique

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
4min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le

Nour Ayadi en récital au Nohant Festival Chopin en juin ©MPGS
3min

Politique

« Les festivals de l’été » : Nohant, la pause romantique de l'été dans le fracas du monde

Le Nohant Festival Chopin met le romantisme à l’honneur pour le 150e anniversaire de la disparition de George Sand. Deux anniversaires seront célébrés cet été : les cent-cinquante ans de la disparition de l’écrivaine George Sand et les soixante ans du festival de musique classique, un double anniversaire célébré sous le thème de l’édition 2026 Sand et Chopin à Nohant.

Le

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le