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Direct. Prix des carburants, inflation : « Nous refusons toute baisse générale de la fiscalité sur le carburant », affirme Sébastien Lecornu lors de sa conférence de presse

Statement by French Outgoing Prime Minister Sebastien Lecornu – Paris

Direct. Prix des carburants, inflation : « Nous refusons toute baisse générale de la fiscalité sur le carburant », affirme Sébastien Lecornu lors de sa conférence de presse

Le premier ministre Sébastien Lecornu rassemble ce jeudi plusieurs ministres sur les conséquences pour les Français du conflit au Moyen-Orient. Il tiendra ensuite sa première conférence de presse, à 17 heures, où il va dévoiler de nouvelles aides ciblées.
Rédaction Public Sénat

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Alors que la crise au Moyen-Orient s’éternise, ses conséquences restent toujours d’actualité pour les Français, comme pour le gouvernement. Face à la flambée des prix des carburants, l’exécutif a déjà agi. Mais Sébastien Lecornu va présenter ce jeudi de nouvelles aides ciblées, avec un objectif : ne pas plomber les comptes publics.

Après une réunion avec plusieurs ministres, dont Jean-Pierre Farandou (Travail), Roland Lescure (Economie) ou Serge Papin (PME, Commerce), le premier ministre tient une conférence de presse – la première depuis son arrivée à Matignon – ce jeudi à 17 heures, pour faire le point sur les conséquences de la guerre en Iran, à suivre sur publicsenat.fr.

17h35

« 710 millions d’euros d’aides nouvelles face à la crise », annonce David Amiel, le ministre de l’action et des comptes publics

Si les recettes de TVA ont augmenté avec l’augmentation des prix de l’essence, elle doit se conjuguer avec une baisse de la consommation des carburants des Français. « On a une augmentation de 10 millions d’euros des recettes liées aux carburants », a rappelé David Amiel, ministre des Comptes publics.

Loin d’avoir pu récolter un magot caché, comme l’avait laisser entendre, un temps, le RN, le ministre rappelle que les aides déjà apportées s’élève à 470 millions d’euros », auxquelles il faut ajouter 700 millions d’aides annoncées ce jeudi. Des aides aux gros rouleurs et aux entreprises, qui s’élèvent désormais à 1,2 milliard. Avec des taux d’intérêts de la dette en hausse,  « selon les différents scénarios, le coût de la guerre sera supérieur à 6 milliards d’euros », a-t-il affirmé.

17h25

« Nous refusons toute baisse générale de la fiscalité sur le carburant », réitère Sébastien Lecornu

17h20

« Il n’y aura pas d’augmentation d’impôts », martèle Sébastien Lecornu

« On ne va pas changer de stratégie », affirme d’emblée Sébastien Lecornu, assurant que l’exécutif reste fidèle à son cap : « s’accrocher à la production de richesse » et soutenir « celles et ceux qui travaillent ». Le ministre insiste toutefois sur un changement « d’échelle » : « On ne change pas de philosophie, mais d’échelle ». Objectif affiché : donner rapidement de la visibilité aux Français. « Il faut commencer à donner des perspectives aux Françaises et aux Français qui travaillent, pour juin, juillet, août, et pour certains secteurs jusqu’à l’automne. » « Il n’y a pas de baguette magique », prévient-il cependant. Le gouvernement appelle à « être mobile et créatif » afin de faire face à une crise qu’il juge durable.

Le Premier ministre promet qu’« il n’y aura pas d’augmentation d’impôts » dans le projet de loi de finances de l’automne : « Les cadeaux bizarres au mois de mai qui se transforment en impôts à l’automne, ce n’est pas la stratégie du gouvernement », assure-t-il.

Le gouvernement promet également davantage de « transparence » sur la gestion de la crise. Sébastien Lecornu évoque des « éléments de transparence sur les résultats », les « approvisionnements » et « l’économie de manière générale ». « On va vous dire clairement les scénarios que nous redoutons et ceux que nous repoussons », assure-t-il. Sur les finances publiques, le ministre appelle à « se dire la vérité ». « Nous n’abandonnerons personne dans le soutien à l’activité », affirme-t-il, tout en reconnaissant que « tout cela va avoir un coût » et nécessitera « un certain nombre d’économies ».

« Ce n’est pas une crise domestique, mais une crise mondiale que l’on gère. », rappelle le ministre. Une stratégie qui « peut évoluer », précise-t-il, mais qui devra continuer à être conduite « avec beaucoup de calme et en disant la vérité aux Français ».

17h15

Pas de « retour à la normale » avant « l’été » ou « l’automne », dans « le scénario le plus optimiste », prévient Sébastien Lecornu

A l’ouverture de son point sur les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, Sébastien Lecornu s’est lancé dans une tentative de prospective, quant aux suites de la guerre en Iran, évoquant trois hypothèses : « optimiste », « noir » et entre les deux.

« Difficile de donner des scénarios […] sans effrayer personne » a-t-il reconnu, mais « le scénario le plus optimiste – et ce n’est pas celui que je retiens – c’est une forme de retour à la normale entre l’été et l’automne. On parle de plusieurs semaines, de plusieurs mois », a expliqué le premier ministre. « Et vous avez des scénarios noirs, qui nous feraient plonger dans d’autres scénarios de crise, c’est la reprise des frappes » avec « la fermeture d’Ormuz voire même la fermeture du détroit de Bab-el-Mandeb (au bout de la mer Rouge, ndlr) ». Et « entre le scénario les plus optimiste et les plus noirs », il y a une situation intermédiaire. Mais quoi qu’il en soit, on « change de dimension ».

En tout état de cause, « force est de constater, que d’une manière ou d’une autre, cette guerre va durer, soit de manière froide, soit malheureusement, avec une reprise du conflit et des frappes », prévient Sébastien Lecornu.

17h12

« Cette guerre va durer », affirme Sébastien Lecornu

Le premier ministre débute sa conférence de presse avec les différents scénarios de la guerre au Moyen Orient : « Nous n’avons jamais cru que cette guerre pouvait être courte ».

16h53

La conférence de presse va débuter dans quelques minutes : le Premier ministre devrait faire des annonces importantes

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